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Théâtre Avec le couteau

avril 2010 | Le Matricule des Anges n°112 | par Laurence Cazaux

Avec le couteau le pain

Fantaisies : L’idéal féminin n’est plus ce qu’il était

Avec le couteau le pain est la mise en scène d’une violence familiale. Le père bat la gamine pour des riens, la mère regarde la fille se faire battre tout en prenant le parti du père, la gamine se réfugie dans la religion pour arriver à trouver une justification à ses souffrances. Arrive un jeune homme, le seul qui a un prénom, Norbert. C’est la réplique du père jeune, il va reproduire la même violence qui aboutit au mariage. La gamine s’enfuit le jour des noces. L’originalité du texte tient dans la forme proposée par l’auteur. La pièce est construite en quinze séquences, entrecoupées de prières, d’interludes et de mimodrames. La violence est traitée dans une rythmique quasi burlesque parfois, le trait est grossi, outré, les personnages deviennent par moments des pantins, ils courent autour de la table, giflent rythmiquement, s’effondrent sur leurs assiettes. La pièce va vite, très vite, aucun espace pour le pathos, la langue très orale, fuse, les répliques sont courtes. La vision de cette violence est déformée, c’est la vision de la gamine. Mais du coup ce décalage interloque, questionne, dérange.
Le deuxième texte publié par Lansman Fantaisies (avec pour sous-titre « L’idéal féminin n’est plus ce qu’il était ») est un texte matériau à adapter au plateau. L’idée de départ de Carole Thibaut est excitante : écrire une histoire des femmes et du féminin au-delà des définitions en creux ou en négatif, en référence à l’« homme ». Dans une forme qui serait un « instantané-lecture-performance-brouillon-scénique-en-progression » avec, par exemple, une autre adresse aux spectateurs. Mais du coup le texte, en dehors du plateau, apparaît comme une matière un peu pauvre, surtout vu l’ambition du sujet abordé. Gageons que cette histoire des femmes va continuer de s’inventer pour devenir un instantané-lecture-performance plus trop brouillon. à suivre donc.

AVEC LE COUTEAU
LE PAIN
ET FANTAISIEs
de CAROLE THIBAUT
Lansman, 58 et 48 pages, 9 chaque

Avec le couteau Par Laurence Cazaux
Le Matricule des Anges n°112 , avril 2010.
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