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Théâtre Blanches

juin 2010 | Le Matricule des Anges n°114 | par Laurence Cazaux

Fabrice Melquiot nous avait déjà offert Le Gardeur de silences, un dialogue entre un grand-père, bruiteur à la retraite, plus très loin de la mort, et sa petite fille aveugle, Saéna. Une pièce d’une infinie tendresse. Il revient sur ce lien si particulier entre les grands-parents et leurs petits-enfants avec Blanches, une pièce qui met en jeu Mémé Blanche et sa petite fille, Ouais. « Je m’appelle Ouais, parce que depuis que j’étais enfant, je dis ouais à tout bout de champ. Il paraît qu’il faut dire oui, que dire ouais ça ne se fait pas. Si j’avais dit oui, on m’aurait appelé Oui, alors là non. (…) Mémé Blanche dit que ce qui ne se fait pas, c’est d’abord ce qu’il faut faire. » Ouais a la langue bien pendue. Il faut dire qu’elle est à bonne école avec sa grand-mère, qui boit du vinaigre, l’amène danser à la guinguette, lui raconte les aventures de Calamity Jane pour l’inspirer dans la vie, lui apprend à ne pas être une bonne élève et lui donne « des cours improvisés de forge de caractère ». Pépé Lulu, le mari de Mémé Blanche, est mort depuis peu. Alors Mémé Blanche se met à perdre la tête. On découvre qu’elle est atteinte de la maladie d’Alzheimer. Fabrice Melquiot met en mots ce processus de dérèglement de la mémoire. Mémé Blanche oublie petit à petit, puis surgissent les obsessions. Elle veut que Léon Zitrone commente son enterrement à la télévision, plus tard elle l’accuse de lui avoir volé son argent, puis sa tête. Ouais va essayer symboliquement de sauver la tête de sa grand-mère en lui offrant un voyage en montgolfière pour aller discuter avec Zitrone, monté au ciel. Ouais va devenir à son tour une petite Blanche, en accompagnant sa grand-mère dans la mort. La pièce est touchante, drôle, tendre. Il y est question de transmission, de rituel de passage, d’amour, des morts que l’on porte en soi, de fantaisie. Blanches ne comporte aucun pathos, bien au contraire, c’est un hymne à la vie, jusqu’au dernier souffle.

BLANCHES
dE FABRICE MELQUIOT
L’Arche, « Théâtre jeunesse », 60 pages, 9,50

Blanches Par Laurence Cazaux
Le Matricule des Anges n°114 , juin 2010.
LMDA papier n°114
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