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Dossier Dennis Cooper
Nouveaux éclairages

juin 2010 | Le Matricule des Anges n°114 | par Thierry Guichard

Ses deux nouveaux livres contournent le roman, l’un par la voie de la poésie, l’autre par le chemin du texte court.
Les Mauviettes aurait tout aussi bien pu appartenir au registre du texte bref, tant la poésie de Cooper ici emprunte à la prose ses caractéristiques : certains poèmes narratifs, prosaïques dans leur forme autant que dans leurs sujets, évoquent des moments vécus dans une sorte de mise à plat de la langue : « Il a les mêmes yeux que moi. / Nous n’avons pas les mêmes idées. / Nous avons marché un block ou deux. / Je lui ai demandé de choisir / et il m’a largué. » Certains textes ici s’affichent même, comiquement, comme des petites annonces de journaux. Si l’on retrouve les thèmes récurrents à toute l’œuvre : le désir, la violence, la prostitution, le meurtre, etc., le ton y est parfois plus sentimental. Le poème cristallise ainsi un affect, un état d’âme qui irradie jusqu’au regard porté sur les choses, même les plus triviales. Mais le côté patchwork de l’anthologie désamorce tout pathos et donne à l’ensemble l’impression d’un collage hétéroclite où la sincérité (notamment sur des épisodes autobiographiques) alterne avec une forme d’esbroufe, de trait d’esprit. L’humour y apparaît alors comme une forme de liberté.
Dans Un type immonde, l’humour prend une place plus considérable. L’ouvrage s’ouvre sur « Jerk », texte de la pièce mise en scène par Gisèle Vienne et qui fait appel à des marionnettes comme représentations des victimes d’un serial killer qui raconte ses méfaits. On y retrouve tout l’univers morbide de l’auteur, sa fascination pour le meurtre sexuel, la confusion mentale : « Wayne m’a expliqué que les personnages qu’on voit à l’écran (de télévision) n’ont pas de vie intérieure, à la différence des vrais êtres humains qui sont tellement complexes et impossibles à comprendre, quels que soient nos efforts. » Idem, mais plus précisément encore, avec « Les Maniaques cérébraux » : « Jules allume un joint, et nous nous le passons entre nous jusqu’à ce que la télé semble profonde. Nous zappons tous les programmes et puis nous transigeons sur la violence. Puis nous nous rendons compte que c’est juste un truc politique qui se passe en Irak, mais nous sommes trop raides pour refouler notre intelligence. »
Tout comme dans Les Mauviettes, l’autobiographie s’immisce en ces pages, comme des cristaux de souvenirs lâchés le plus brièvement possible. Ainsi de « Le Pire (1960-1971) » qui évoque l’enfance (le souvenir d’une gamine brûlée vive par une torche) et l’adolescence de l’auteur (l’arrivée du glam dans sa vie), l’occasion d’aborder l’alcoolisme et le chantage au suicide de sa mère : « Elle se mettait en haut de l’escalier de notre maison en nous demandant de la pousser et de la tuer. Elle nous rassemblait dans la voiture familiale, conduisait dans la rue à toute vitesse et visait un mur ou un feu en criant : »je vais vous tuer tous«  ».
Mais, ce que l’on retient surtout de cet assemblage de textes courts,...

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