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Entretiens Décollage immédiat

janvier 2013 | Le Matricule des Anges n°139

Parce que « les nerfs du cul sont (…) reliés au cerveau et de là produisent des phrases », Nathalie Quintane interroge le sexe et la littérature. Impatient, burlesque et agité.

Elle a imposé avec Remarques et Chaussure (1997) sa « myopie phénoménale », écrivant si près de l’objet que, sous l’évidence et le prosaïsme, se révélaient une déroutante étrangeté et l’illusoire présence de la réalité. Une dizaine de textes plus tard, publiés pour l’essentiel chez P.O.L, Nathalie Quintane façonne avec Crâne chaud un nouveau dispositif, non moins déconcertant que les précédents, se proposant d’y envisager « les organes sexuels, les dommages sexuels. Et les sentiments sexuels, bien sûr ». Son grand livre sur l’amour ? Mais l’amour à la sauce Quintane, évidemment expurgé de toute tentation lyrique et exploré, de digressions en divagations alambiquées, avec un art du décalage particulièrement savoureux. Maîtresse de cérémonie : Brigitte Lahaie, et le canevas que tisse, tous les après-midis de 14 h à 16 h, son émission quotidienne sur RMC… Voilà donc Brigitte discutant de la « question sociogéographique » de la sodomie ou de l’éjaculation faciale avec ses auditeurs, tout en citant Surveiller et punir et décrivant le processus de l’illumination de l’eurêka chez Kant… Mais encore, pêle-mêle : une chèvre, une coiffeuse aux mains d’or, Jean-Pierre Marielle ou Jean Genet… Maîtres-mots ? Distance, et jeu ! Quintane l’écrit : « J’aime les livres qui foncent. » Curieuse cavale en effet, toujours recommencée et toujours interrompue, incessamment provoquée par un bizarre capharnaüm d’images et de formes douteuses, comme autant d’embrayeurs d’où déployer le discours en décharges plus ou moins fiévreuses, précaires et aléatoires. Car oui, « la métrique, ça file la trique » ! Préliminaires laborieux, lents et maladroits : la langue peine à jouir, jusqu’à des embrasements soudains, aussi inattendus que sidérants. Bouillonnant sous sa conque osseuse, la pensée s’enraye dans la langue bancale de Quintane, cherchant à dire, se perdant dans le plaisir de dire, disant toujours à côté – car « la variation ne dit pas rien, ne dit pas quelque chose, dit chaque fois chaque chose ».
L’essentiel est là, dans cette recherche que, texte après texte, les hypothèses et hésitations, les reformulations et répétitions, les ratages manifestent – le sujet n’est qu’un biais, une surface, un prétexte – l’écran de fumée derrière lequel piaffe la poésie.
Après Tomates, écrit en réaction à la situation politique sous Sarkozy, vous semblez revenir avec Crâne chaud à plus de légèreté. Qu’est-ce qui relie ces deux textes, a priori si différents ?
Le lien entre Tomates et Crâne chaud est très fort : c’est un rapport formel, parce qu’avant Tomates, je n’écrivais pas vraiment de la même manière. Je produisais souvent des textes par blocs juxtaposés, où c’était presque au lecteur de faire le travail de montage. Depuis Tomates, je fais la liaison, ou je la suggère. Alors évidemment, comme dans tout ce que je fais, il y a beaucoup de diversions, d’impasses et de routes qui ne mènent nulle part, en tout cas pas de manière évidente, mais le rapport est...

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