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Dossier Claude Louis-Combet
À l’ombre mystique des corps

mars 2014 | Le Matricule des Anges n°151

Auteur d’une fresque littéraire féconde et délirante, fascinante et insondable, l’écrivain d’origine lyonnaise mène d’œuvre en œuvre l’expérience de la transfiguration et de la métamorphose poussées à leur paroxysme. Un vaste projet où l’institution normative et spirituelle est bousculée par des personnages tiraillés par le poids du parjure et « la liberté d’un devenir ouvert ».

C’est un Claude Louis-Combet affable et généreux qui nous accueille dans son appartement franc-comtois. Les étagères qui composent sa bibliothèque sont autant d’indices pour qui souhaiterait remonter le cours du fleuve et s’engager sur les chemins d’une pensée soumise aux circonvolutions les plus hypnotiques. On retrouvera les grands textes spirituels qui ont nourri ses écrits, alimenté certaines de ses obsessions, depuis Joseph Görres jusqu’à l’Histoire littéraire du sentiment religieux en France. L’occasion d’évoquer avec lui ces fragments épars d’inspiration, quand la pluralité des vocations vient trahir la multiplicité de l’être en proie à la déchirure des voies inaccomplies.

Claude Louis-Combet, on retrouve souvent dans les différents récits de votre nouveau livre, Dérives, l’idée d’un corps féminin de l’excès, hypertrophié, hors de toutes limites. Quel sens donner à cet excès de la chair, qui est l’épicentre de la plupart de vos ouvrages ?

Avant tout, je dois rappeler que Dérives est le fruit de ma collaboration avec la photographe Elizabeth Prouvost. Le modèle de femmes excessives, en transe, Bacchantes ou Ménades, si l’on veut, m’était donné immédiatement dans les photographies. Mais celles-ci ne me touchaient, en vérité, que parce qu’elles réveillaient un certain archétype de féminité profondément enraciné dans ma conscience obscure – un archétype qui a nourri, je dois le dire, la plus grande partie de mon travail d’écriture, sans que je puisse le rattacher à des impressions infantiles caractérisées. Il y a, à l’orée de la nuit d’enfance, l’image de l’ogresse des contes populaires, celle de quelques monstres féminins exhibés dans les foires et qui prenaient, sans que j’en sache d’abord rien, le relais des Vénus préhistoriques ou autres figures redoutables de la mythologie. Une telle matière inconsciente était sans commune mesure avec ce que ma vie me donnait à voir lorsque j’ouvrais les yeux. Mais il me suffisait donc de les fermer pour que je retrouve en moi les plus dangereuses, les plus perverses, les plus menacées et les plus douloureuses aussi, de l’être au féminin – ce que Goethe appelait le « Royaume des mères ».

Bon nombre des trajectoires esquissées par vos personnages s’articulent autour de grands mythes. Songeons aux Tantalides, à la mort d’Hercule comme au retour de certaines des Figures de nuit, telles que Baubô – figure primitive de l’excès corporel et de l’appétence insatiable. Peut-on parler de déclinaisons tératologiques du mythe ?

À l’heure de l’écriture, je suis au mythe comme à ma respiration. Il ne s’agit pas de références littéraires, de réminiscences de ma culture classique, mais d’un fonds actif, insondable, de l’imagination ou encore, pour user d’une autre métaphore, d’un pôle magnétique de la pensée, de la sensibilité, de la créativité. Cependant, parmi le nombre inéluctable de figures qui appartiennent à la sphère des mères, ce sont toujours les plus sombres qui...

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