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Entretiens Athée errant

avril 2015 | Le Matricule des Anges n°162 | par Dominique Aussenac

Réunification-collectage de sept ouvrages de Michaël Glück autour de Bereshit, un des livres de la Torah. Chants vifs, graves, éternels et éminemment contemporains.

Dans la suite des jours

Il écrit. Il ne peut faire autrement. Certains à minuit se lèvent pour la prière. Lui, veille, pour relancer la langue, jeter les dés du poème, « redonner chance aux mots de se poser sur le silence ». Athée, il considère que « sans athéisme, sans libre-pensée, la démocratie ne peut plus se protéger d’elle-même ». Il entretient cependant un rapport fusionnel aux textes sacrés. Né à la fin de la guerre, la seconde dite mondiale, Michaël Glück a toujours l’impression d’être étranger. Émigré, fils, petit-fils d’émigré. Mère tchécoslovaque, père d’origine polonaise. Enfant, lorsqu’on prononçait son nom : Glückstein, il avait l’impression d’être écorché vivant. Dans l’intimité, les parents parlaient yiddish. Lui, c’est l’écriture qui l’a fait sortir du mutisme. Il affirme, péremptoire : « Ce dont on ne peut parler, il faut pourtant le dire. » Tour à tour, professeur de lettres et de philosophie, lecteur-traducteur chez Flammarion, directeur de théâtre, il s’intéresse à la danse, aux marionnettes, aux arts plastiques, à la musique… Est l’auteur de presqu’une centaine de recueils de poèmes, pièces de théâtre, livrets musicaux, traductions. Parmi eux, La Ville est mosaïque (Cadex, 1992), Cérémonies d’exil (Jacques Brémond, 1997), Couve le feu (Atelier des Grames, 2000) ou encore Exil/Exit Bérénice (Lanskine, 2015).

Dans la suite des jours reprend sept de vos livres. Comment est né ce projet ?
Quand j’ai proposé le projet à Jean Princivalle (créateur des éditions de l’Amourier), en 1994, je crois, seul le premier volume était écrit et je n’avais pas alors un mot des livres suivants, si ce n’est les titres des six volumes à venir et les quelques versets de Bereshit ou Genèse, qui devaient en nourrir l’écriture. Sept livres sont donc parus au fil des ans et quand il a été question de les rassembler en un volume, le texte de Plus une nuit s’est imposé. Dans la suite des jours a toujours été pour moi un projet poétique, une lecture-écriture, plume ou crayon à la main, d’un texte fondateur, poème des commencements.

La nuit, votre genèse, apparaît comme un début. Peut-être aussi une fin ?
Je suis d’une génération qui naît à l’écriture en allant chercher les mots dans l’encrier. Dans l’aube des apprentissages l’encre était bleue, violette parfois. Plus tard, devenue noire, l’encre fut la nuit sur le jour des cahiers. Ce livre dont nous parlons, en marge de Genèse, reprend aussi ce mouvement-là depuis le livre des séparations, Jour un que j’eusse pu aussi bien appeler le livre de la distinction, jusqu’à ce Plus une nuit, qui le clôt. Début, fin. Cycle ? N’est-ce pas au lecteur de traduire dans sa langue ? La nuit est-elle ce silence primordial, ce tohu-bohu, cette confusion native d’où quelque chose vient à naître ?

Les mots, les arrache-t-on toujours à la nuit ?
Arrachement, déchirement, séparation ? Traduit du silence, disait Joë Bousquet : mené au-delà, sur l’autre rive. Nuit : trou noir autour...

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