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Dossier Diane Meur
Tentative de dévoilement

octobre 2015 | Le Matricule des Anges n°167 | par Thierry Guichard

Romancière atypique, Diane Meur nourrit son écriture aux sources d’une littérature de l’enchantement : celle des romans du XIXe siècle et de la littérature populaire. Avec toujours une réflexion qui embrasse les religions, la philosophie et trace les chemins vers l’affranchissement.

On devine chez Diane Meur une fragilité qu’on ne trouve pas dans ses livres. Ceux-ci sont joyeux, joueurs, prennent la place qu’il leur faut pour déployer des mondes où les digressions font d’innombrables chemins de traverse. On sent que la page est un espace de liberté investi par la phrase, l’imaginaire, le désir. Mais, dans la vie hors les livres, Diane Meur avoue une timidité presque maladive. Au point qu’on se demande si le simple fait de venir chez elle lui poser des questions ne s’apparente pas à un harcèlement insupportable. Le quartier de Ménilmontant, en plein marché du matin, offre une densité et une variété de couleurs, odeurs et bruits qui font penser aussitôt aux premières pages de Les Villes de la plaine. On quitte le brouhaha des boulevards de Ménilmontant et de Belleville, pour trouver la résidence d’une poignée d’immeubles hauts d’une douzaine d’étages chacun. Diane Meur et ses trois enfants y occupent un appartement au rez-de-chaussée qui s’ouvre… sur une bibliothèque. « Ne faites pas attention, rien n’est vraiment bien rangé. » A-t-elle l’habitude d’accueillir des journalistes ici ? On en doute un peu. La romancière avait d’abord évoqué la salle d’un café, mais pour le bruit et la tranquillité on avait insisté pour que ce soit plus intime. Et aussi pour voir cette fameuse carte des Mendelssohn dont il est question dans son nouveau roman.
Notre hôte nous conduit dans le bureau qu’elle partage avec son aîné. Montre déjà des livres aimés, puis revient au salon. « Ici, ça vous va ? » Parfait.
Elle propose thé, café, retournera chercher dans le bureau des livres des Éditions sociales qu’elle évoque, un ouvrage qu’elle a traduit, elle se réfugie au seuil de la porte-fenêtre cigarette en main, un pied dehors, l’autre dedans, entre deux attitudes, comme s’il lui fallait sans cesse échapper au tête à tête, au devoir de parler de soi. Elle prie qu’on excuse sa nervosité, elle ne parvient pas à se concentrer. Comme ses livres évoquent des univers familiaux avec insistance, on lui demande d’évoquer sa famille. Le silence s’installe, le visage se fige. Elle ne dit pas qu’elle ne veut pas en parler, elle ne dit rien.
L’embarras se lit sur son visage, elle est désolée. Elle file en cuisine chercher une viennoiserie qu’on a eu la décence d’apporter. C’est 9h30. On ne vient pas les mains vides chez une inconnue à 9h30 le matin. Comme on lui avait promis d’apporter les croissants, elle a pris soin de ne rien manger au lever. Du coup, pardon, elle a un peu faim. Reprenons. Aux questions qu’on lui pose ensuite, elle répond que vraiment elle n’aime pas se souvenir de qui elle a été, qu’elle n’est plus celle qu’elle fut. Parler de sa vie à Bruxelles, elle n’y tient pas. C’est dans la capitale belge qu’elle est née en 1970. Ce qu’elle laisse voir de son enfance et des années qui suivront, ce sont ses lectures. L’enchantement de lire Jules Verne « qui n’est pas très féminin, mais L’Île mystérieuse, c’est quand même chouette »....

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