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Domaine étranger Le Promeneur d’Alep

novembre 2015 | Le Matricule des Anges n°168 | par Franck Mannoni

Depuis 2011, la Syrie est ravagée par une guerre qui ne trouve pas d’issue et qui multiplie les victimes. Niroz Malek, qui vit sous les bombes à Alep, dans le nord-ouest du pays, a choisi de témoigner du drame permanent avec ses armes : l’écriture. Face à tous ceux qui lui conseillaient l’exil, il résiste : « Derrière moi, dans ce bureau, ce ne sont pas des livres, des bibelots et des photographies que je laisserais, mais mon âme ». Raconter, c’est aussi pour l’auteur protéger son esprit des agressions extérieures, transposer dans l’imaginaire l’impensable bien réel.
Construit comme une succession de textes courts, ce recueil poignant et ravageur montre comment les habitants de la ville tentent de maintenir un semblant de vie au milieu des bombardements, sous la menace permanente des arrestations arbitraires et de la torture. Passer quelques minutes à la terrasse d’un café avant l’alerte, rendre visite à un ami en évitant les barrages, sont vécus comme autant de petites victoires. Rien, pourtant, ne fait oublier les ruines habitées de spectres hébétés, tombés sans comprendre : « Il restera ainsi éveillé toute la nuit et ne parviendra à sa tombe pour y dormir que le lendemain matin. » Les morts côtoient les vivants. Tantôt poétique, tantôt clinique, Niroz Malek reste en équilibre, évoquant dans les mêmes textes la beauté (la nature dans un parc, un moment de lecture) et l’horreur : « J’ai vu que l’endroit ressemblait davantage à un abattoir qu’à un hôpital, tandis que la stupeur couvrait tout ce qui m’entourait ». Cet engagement fort, assumé, n’a toutefois rien d’évident. Sans cesse l’écrivain doute : « Comme vous êtes lâche ! Vos exploits n’existeraient-ils que sur le papier ? » C’est auprès des livres de Thomas Mann, Hermann Hesse, José Saramago et Alejo Carpentier que Niroz Malek trouve l’élan nécessaire à sa mission : « Je pénètre dans leurs jardins, je m’assois avec leurs protagonistes (…), je regarde les paysans, les ouvriers, les petites gens »… en attendant la paix.
F. M.

Le Promeneur d’Alep Par Franck Mannoni
Le Matricule des Anges n°168 , novembre 2015.
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