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Domaine étranger Voici venir les rêveurs

septembre 2016 | Le Matricule des Anges n°176 | par Thierry Guinhut

Voici venir les rêveurs

Epopée miniature et familiale de l’immigration, Voici venir les rêveurs est un roman attachant. Par ses personnages d’abord. Parmi « la tour de Babel » new-yorkaise, le labyrinthique administratif pour obtenir la carte verte est une conquête ardue. Ainsi, lorsque Jende, venu du Cameron, devient chauffeur de maître d’un big boss de la banque Lehman Brothers, le mécanisme de l’accession à une vie meilleure paraît bien enclenché. Travail et connaissances sont des valeurs certaines. Car Neni, son épouse, poursuit ses études pour devenir pharmacienne, non sans travailler pour la famille de Clark, leur patron, qui écrit des poèmes en secret. Ainsi alternent les points de vue et l’intimité des deux familles. Le contraste entre les milieux sociaux est édifiant, sans manichéisme : Jende porte la nostalgie de sa ville africaine, là où pourtant « pour devenir quelqu’un, il faut déjà être quelqu’un quand vous naissez ». D’où sa foi envers son destin américain. Même si rôde la menace du « Juge de l’immigration ». Hélas, la crise des subprimes bouleverse ce petit monde : « les saules allaient continuer de pleurer la fin des rêves ».
Attachant également par son écriture, qui sonne juste, dans le cadre d’un réalisme plein de vie, d’humanité, d’empathie. La rencontre des langages, des sentiments et des drames vaut à lui seul un tableau de mœurs, quand le melting-pot des personnages vaut tout un laboratoire de sociologie. Ne doutons pas qu’Imbolo Mbue, née en 1982 au Cameroun, vivant à Manhattan, grâce à l’acuité et à la tendresse de son regard, ait réussi en ce roman la transmutation d’une expérience familiale. Ses modestes héros retournant en Afrique pour voir rebondir leur vie, elle est celle qui réalise plus que leurs rêves.

T. Guinhut

Voici venir les rêveurs d’Imbolo Mbue
Traduit de l’anglais (Cameroun) par Sarah Tardy, Belfond, 440 pages, 22

Le Matricule des Anges n°176 , septembre 2016.
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