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Entretiens Zombies stockés

février 2017 | Le Matricule des Anges n°180 | par Dominique Aussenac

Dans un roman-fleuve picaresque, Le Voyage d’Hanumân, l’écrivain apatride Andreï Ivanov évoque l’enfermement dans des camps de réfugiés scandinaves.

Le Voyage d’Hanumân

Hanumân, dieu-singe des Hindous, dieu de la sagesse, représenté avec une massue (sic) peut sou- lever des montagnes, estourbir des démons… Qu’a-t-il à voir avec ce gus insensé, narcissique, quasiment obscène, affublé du même nom, allé se faire voir chez les Cimbres ou leurs descendants danois ? Paraît qu’il serait issu d’une lignée de maharajas ? Mais alors pourquoi si loin de chez lui se réfugie-t-il dans des camps surpeuplés et insalubres où il rêve d’Amérique. « Hanumân vomissait la province danoise. Ces jardinières de fleurs sur les fenêtres des “gammel kro”(auberges), et, derrière la vitre, comme dans un aquarium, ces petits vieux recroquevillés qui, craintivement, découpent en rondelles une petite saucisse avec un petit couteau. » Dgène, le narrateur, tout à la fois écrivain public, traducteur, aède, chambre décho, fuit, lui, on ne sait trop quoi dhyper-violent. Russe, estonien ? Il accompagne l’Indien dans ses trafics, combines, rêves d’errance ou de défonce. Quand vous n’êtes plus rien, au milieu de nulle part, vous pouvez échafauder sans jamais construire. L’important c’est la survie. Lutter contre le froid, la faim, la maladie, l’injustice, la violence, les mafias et peut-être plus encore l’ennui, la routine des camps… La folie ou la mort pour seule échappatoire ? À moins que lécriture… Balayant tous les registres de langue et de genres, convoquant ténèbres et hyper-solarisation, Andreï Ivanov, né en Estonie en 1971, offre avec ce premier pan d’une trilogie une tour de Babel vertigineuse, un opera mundi luxuriant, cruel, terriblement grinçant.

Andreï Ivanov, votre parcours est assez incroyable. Après une thèse sur Nabokov, vous vous retrouvez dans des camps de transit, de réfugiés. Pouvez-vous expliquer ce périple ?
Pendant des années, j’ai essayé de trouver une explication à ce qui m’était arrivé et pourquoi cela m’est arrivé. J’ai écrit une trilogie pour comprendre. Je n’ai toujours aucune réponse. J’ai pensé qu’une grande vague a balayé le pont du bateau et que depuis la mer me possède. Les événements survenus à ce moment-là dans ma vie étaient une sorte de parodie. Ce dont je suis certain, c’est que cela n’a jamais été planifié. Si j’avais pu le prévoir, j’aurais mis tout en œuvre pour y échapper. J’admets que le voyage est incroyable, mais notre réalité aussi. Certains disent que j’exagère les choses dans Le Voyage d’Hanumân, mais regardez l’actualité, il y a aujourd’hui une affaire d’homicide dans un centre d’asile suédois, des travailleurs d’un centre danois de réfugiés soupçonnent des adolescents de s’adonner à la prostitution. Par rapport à ces faits, mon roman paraît inoffensif. Il y a eu beaucoup de changements ces dernières années. L’Union soviétique est tombée en lambeaux. Toute l’idéologie communiste sur laquelle était fondée l’URSS, tous ces contes de fées au sujet de Lénine et autres histoires épiques de héros communistes ont été anéantis. C’est un bouquet de mensonges dans les mains...

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