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Éditeur Les affinités électives

mars 2017 | Le Matricule des Anges n°181 | par Philippe Savary

Fondée en 1997 par Pierre-Jean Balzan, un gaillard épris d’Italie, la maison d’édition lyonnaise a bâti sa réputation sur la qualité de son catalogue.

Vingt ans. Cap sur la promo. Pour marquer le coup, il a publié un petit texte d’Antoine Choplin que les libraires partenaires offrent aux clients de La Fosse aux ours. « Avant, pour ce type d’opération, il fallait acheter deux livres. Maintenant, c’est un seul. Le livre se dévalue ! », dit-il dans un grand éclat de rire. Pierre-Jean Balzan est un éditeur attachant. Passionné. Discret. Ancien juriste à l’OPAC de Lyon, il a fait de son métier un mode de vie. « Même si je râle parfois comme un petit commerçant poujadiste… » Balzan, c’est surtout un passeur de textes, un défricheur. Son catalogue se partage entre littérature française et littérature italienne. Un versant transalpin (le berceau de la famille Balzan est originaire du Piémont) qui recèle quelques auteurs de haute altitude : Mario Rigoni Stern, Marco Lodoli, Luciano Bolis (Mon grain de sable), Renzo Biasion (S’agapo), Sergio Atzeni (Le Fils de Bakounine)…Tour d’horizon de la « boutique », à l’âge de la maturité, avec son propriétaire.

La Fosse aux ours fête donc ses vingt ans. Comment expliquez-vous cette longévité ?
La longévité ne s’explique pas, je la constate et m’en émerveille. Quand j’ai commencé j’avais vraiment une vision à court terme. J’avais l’impression d’être un boxeur qui remettait son titre en jeu à chaque parution. J’ai frisé le KO à plusieurs reprises. 

Si vous deviez choisir trois moments décisifs de cette aventure ?
Trois me viennent à l’esprit. 2000 : le voyage à Asiago pour rencontrer Rigoni Stern, grand écrivain italien que les jeunes Italiens étudient à l’école. On arrive sur ses terres vénitiennes, c’est un village de montagne avec un ossuaire en hommage aux soldats de la guerre 15-18 (un arc de triomphe en pleine nature). À 17 heures la nuit tombe et c’est le moment où résonne la sonnerie aux morts. Tu n’en mènes pas large en pensant à ces milliers de jeunes soldats tués dans cette guerre si souvent évoquée par l’écrivain. Même dans le jardin public, il y a des tombes de soldats hongrois. Mario Rigoni Stern, c’est depuis plus de dix livres à La Fosse aux ours et ce bonheur de lire ses récits sur les arbres, sur les différentes qualités de neige, sur les larmes de l’ânesse Giorgia et sur cette jeunesse italienne prise dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale.
2003 : la publication de Radeau d’Antoine Choplin. Un manuscrit arrivé par la Poste avec une petite lettre d’accompagnement très sobre où il était fait référence à Hubert Mingarelli. Et puis c’est la magie de l’écriture qui opère. C’est le premier livre français du catalogue de La Fosse qui rencontre un certain succès. C’est un basculement. Il y aura ensuite Philippe Fusaro, Fabienne Swiatly, Jean-Pierre Spilmont, Alain Turgeon, Bernard Collet, Christophe Fourvel et le dernier, Jacky Schwartzmann.
2009 : l’exposition François Maspero et les paysages humains, organisée au Musée de l’imprimerie à Lyon. La réalisation du catalogue sera un moment...

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