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Dossier Jaume Cabré
Le bâtisseur catalan

mars 2017 | Le Matricule des Anges n°181 | par Didier Garcia

Baigné dès son enfance par la musique classique et marqué par la dictature franquiste, l’auteur de Confiteor tisse une œuvre flamboyante et baroque, dans laquelle l’intime se mêle à l’universel, et où les passions humaines se heurtent aux tourments de l’Histoire.

Avec le succès quasi planétaire de son dernier roman, Confiteor, traduit à ce jour en dix-neuf langues, Jaume Cabré est désormais considéré comme un auteur à succès, y compris loin de sa Catalogne natale (plus de 300 000 exemplaires vendus en Allemagne). Ce roman inépuisable présente la confession d’Adrià Ardevol, frappé d’une maladie dégénérative du cerveau, dans laquelle cet homme vieillissant et sur le point de perdre définitivement la mémoire tente de raconter son histoire, celle de sa famille, et en particulier celle d’un violon d’exception (« le Vial », un Storioni du XVIIIe siècle). Un roman-fleuve qui enjambe plus de cinq siècles, de l’Inquisition jusqu’au franquisme en passant par le nazisme, et qui peut aujourd’hui être tenu pour l’aboutissement provisoire d’une œuvre (plusieurs fois primée, et notamment par le prix d’honneur des Lettres catalanes en 2010).
Cette œuvre exigeante, inaugurée en 1974 par la publication de son premier récit, Faules de mal desar (pas encore traduit en français, à l’instar de son premier roman, Galceran, l’heroi de la guerra negra, publié quatre ans plus tard), compte aujourd’hui huit romans, trois recueils de nouvelles, trois essais (dont un qui propose une réflexion sur l’écriture et le processus de la création), une pièce de théâtre et quelques livres de littérature pour la jeunesse, sans oublier une abondante production audiovisuelle, riche de plusieurs téléfilms et de séries télévisées.
Ce qui surprend d’emblée dans cette œuvre de fiction, c’est qu’elle puisse être à la fois classique et moderne. Classique en ce que chaque roman raconte bel et bien une histoire, portée par une intrigue souvent complexe et par des personnages auxquels le lecteur peut s’identifier. Et moderne parce que Cabré s’ingénie à bousculer le déroulement chronologique, mêlant plusieurs lieux et plusieurs époques dans la même page (comme s’il s’agissait, par cet enchevêtrement, de donner à lire une synthèse ou une somme, sorte de mille-feuilles où les frontières spatiales et temporelles s’abolissent), allant même jusqu’à changer d’instance narrative à l’intérieur d’une phrase. Les thèmes qu’elle explore relèvent eux aussi de la littérature classique : l’Histoire et le religieux (on suivra des personnages des Voix du Pamano jusqu’au Vatican, pour que soit examinée la demande de béatification de l’instituteur Oriol Fontelles), le mal, la violence et l’amour (à côté de l’inhumanité des nazis, la candeur d’Adrià évoquant l’arrivée de Sara dans sa vie a quelque chose de réconfortant : « Tu as ri et le ciel est entré dans le café bondé. ») Quant aux personnages, certains (qui se trouvent du côté du bien, car dans cet univers romanesque le monde des humains se divise en bons et en méchants, mais « les purs sont toujours dangereux ») s’avèrent particulièrement attachants. Il faut dire aussi que Cabré n’a pas son pareil pour susciter l’empathie de son lecteur, comme avec le jeune poète de Sa Seigneurie (tout juste réédité en...

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