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Dossier Juan Goytisolo
Dans la forêt de l’écriture

juin 2017 | Le Matricule des Anges n°184 | par Thierry Cecille

L’œuvre de Goytisolo est abondante, labyrinthique. Yannick Llored, maître de conférences en littérature espagnole à l’Université de Lorraine et auteur de plusieurs ouvrages sur Goytisolo, nous sert de guide.

Quel parcours pourriez-vous indiquer au lecteur dans cette forêt touffue que constitue l’œuvre de Goytisolo ? Quels chemins y tracer, quelles clairières y ménager ?
Après une première période placée sous le signe du « réalisme critique », qui s’étend du début des années 1950 jusqu’au milieu de la décennie suivante, le roman Pièces d’identité (1966) établit une transition cruciale entre le courant « réaliste », marqué néanmoins par une dimension subjective et parfois onirique, et ce que l’écrivain a appelé son « œuvre adulte » qui débute par Don Julian (1970), premier volet d’une trilogie. À partir du début des années 1980, j’observe deux grandes branches : d’un côté, la mise en œuvre très novatrice de la veine comico-burlesque, avec des romans comme Paysages après la bataille (1982) et La Longue Vie des Marx (1993), et, de l’autre, le versant mudéjar lié aux dialogues avec les traditions littéraires et les héritages culturels de l’Espagne des trois religions, tels qu’on les retrouve dans Makbara (1980), Les Vertus de l’oiseau solitaire (1988), Barzakh (1991), État de siège (1995) et Trois semaines en ce jardin (1997). Ce versant mudéjar est marqué, entre autres sources, par la littérature mystique et des formes de spiritualité, en particulier le soufisme d’Ibn’Arabî. Enfin, le roman Et quand le rideau tombe (2003) d’une grande intensité méditative ainsi que le récent recueil de poèmes Ardores, cenizas, desmemoria (2012) font partie du style tardif de Goytisolo ; ce sont, en effet, des œuvres de la fin (de la vie et de la création littéraire) qui affrontent avec une profonde lucidité la mort. Il me semble intéressant de commencer par Pièces d’identité, où le lecteur assiste à la naissance de ce qui deviendra l’œuvre adulte de Goytisolo. La lecture de ses nombreux essais offre aussi un grand nombre de champs de réflexions et d’horizons critiques qui s’avèrent déterminants pour mieux comprendre son travail d’écriture.

Quelles sont d’après vous les qualités les plus marquantes de cette œuvre, ce qui en fait l’originalité et la force ?
La volonté permanente d’innovation, d’inventivité, de mise en question, de radicalité critique et surtout la découverte de nouveaux territoires de création pour bouleverser les limites de l’objet de fiction. L’originalité de cette œuvre consiste à créer sans cesse de nouvelles formes d’expression littéraire, de nouvelles façons de concevoir la portée esthétique, cognitive et critique du texte de fiction, tout en interrogeant une conscience historique afin d’affronter des problématiques que l’on peut qualifier de politiques. Goytisolo est un poète du roman qui interroge dans son écriture le rôle, la fonction et la valeur, aussi bien de connaissance que de vérité, de la véritable littérature dans le monde contemporain face à tous les pouvoirs.

Quelles sont les influences qui ont pu compter pour ses premières œuvres ?
Goytisolo tend à rejeter ses premières œuvres de jeunesse...

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