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Entretiens L’amour, cet antiterrorisme

septembre 2017 | Le Matricule des Anges n°186 | par Thierry Guichard

Blessé dans l’attentat du Bataclan, Erwan Larher, malgré lui, revient sur l’événement et les mois qui suivirent. Et donne à son récit intime une dimension collective.

Le Livre que je ne voulais pas écrire

Son précédent roman, Marguerite n’aime pas ses fesses, il le corrigeait sur son lit d’hôpital quelques jours après avoir été blessé d’un tir de kalachnikov le 13 novembre 2015 au soir. Erwan Larher a longtemps tourné le dos à ce nouveau livre que ces amis réclamaient. Comment écrire un événement qui, tout intime qu’il fut, reste drame national, mondial ? Comment écrire quand on a survécu à l’horreur où beaucoup sont morts ? Comment écrire quand les médias saturent le champ de leurs analyses, commentaires et témoignages ? Comment écrire ce qui nous est arrivé quand on se refuse à l’autofiction ? Il se peut que le livre s’impose à son auteur et que l’écrivain alors cherche dans l’écriture autant que l’architecture du livre à venir le moyen de l’accueillir. Est-ce l’image traumatisante des corps enchevêtrés qui a conduit l’écrivain à composer un livre éclaté qui multiplie les narrations ?
L’autobiographie s’ouvre sur la découverte, gamin, du rock et d’un amour pour la musique qui le dépose ce 13 novembre devant le Bataclan. Arrêt sur image, retour arrière : quand il gare sa moto boulevard Voltaire, les terroristes étaient-ils déjà là ? La narration quitte l’autobiographie pour venir tutoyer l’un de ceux qui s’apprêtent à massacrer 90 personnes et à en blesser des centaines. Puisque : « ce n’est plus seulement mon histoire, c’est aussi la tienne, Iblis ». Et d’imaginer le parcours de ce supporter du PSG ceinturé d’explosifs et armé d’un fusil d’assaut. On suit l’attaque sans rien en voir. Allongé au sol, Erwan Larher ne peut qu’entendre les hurlements, les rafales, son bourreau approcher en tirant sur ceux qui l’entourent et il n’entend la balle de 7,62 tirée à bout portant qu’une fois qu’elle a pénétré ses chairs à une vitesse qui dépasse celle du son. Mais le livre continue : l’arrivée des forces de l’ordre, des pompiers, les heures seul allongé sur le bitume, l’hôpital, la chirurgie, les angoisses, et surtout, l’amour des siens, des amis, de la famille, des soignants et la manière qu’ils ont de rendre un homme à la vie. Le livre est beau de ça, de ce sentiment d’une communauté plus soudée que la foi des fous de dieu. Il en est d’autant plus beau, que l’écrivain y introduit les textes qu’il a commandés aux proches et que l’intime, alors, est d’un coup porté par d’autres « je » qui font un « nous » auquel le lecteur, immanquablement, se sent appartenir. Et auquel – et à jamais – appartiennent aussi ceux qui sont morts à Paris, à Nice, Barcelone et partout où c’est la vie qu’on essaie d’assassiner.

Erwan Larher, Le Livre que je ne voulais pas écrire s’offre dans une hétérogénéité très marquée (récit, saisies d’écran sur Facebook, work in progress, etc.). En quoi cette hétérogénéité vous a-t-elle été indispensable ?
Au risque de vous décevoir, je n’intellectualise guère ma pratique d’écriture. Ce sont des allers et retours constants entre la pratique (qui est le point de départ, avec pour carburant une esquisse de trame...

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