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Domaine étranger Le vif-argent de la mémoire

mars 2018 | Le Matricule des Anges n°191 | par Dominique Aussenac

Dans un roman très intime, contrasté, lumineux, l’insulaire José Carlos Llop nous révèle ses années de jeunesse, entre Majorque et Barcelone. Libres, ferventes, bouillonnantes. Le livre d’une éducation sentimentale.

La mémoire, peut-on vivre avec ? Peut-on vivre sans ? Quelle part de réel nous renvoie-t-elle ? Quelle part de fiction restitue-t-elle ? S’il n’y a pas de mémoire, la modernité peut-elle s’inventer ? Un monde sans mémoire n’envisagerait que l’immédiateté, pour quel futur ? José Carlos Llop est né sur une île, à Palma de Majorque en 1956. Il aurait pu être gardien de phare, il est aujourd’hui gardien de sa mémoire puisqu’il dirige la bibliothèque Lluis Alemany dont les fonds présentent les divers patrimoines des îles Baléares. Iles balayées par les vents, les chants de marins, les senteurs africaines, orientales, les flottes occidentales… Ajoutez à cela la présence fantomatique d’un frère jumeau mort-né. Les rêves brisés d’une mère qui se voyait danseuse. La figure hiératique d’un père général qui finit par lire des écrits mystiques. Une culture classique, baignée de mythologies et de textes philosophiques, littéraires et surtout poétiques. Tout cela fit que de son rocher, d’un cœur de la Méditerranée, José Carlos Llop s’instaura très tôt, écrivain européen.
En parallèle à un travail de poète, de nouvelliste, de romancier, d’essayiste, de traducteur, il publie de 1990 à 2006 un journal, composé de cinq volumes, non paru en français. Sa matière première reste avant tout la mémoire. Peut-être par peur du chaos, du réel, de la mort, il pétrit, étale, reconfigure des instants, des couleurs, des visages. Les nourrit, les réanime. Même si : « Chaque souvenir est une boîte de Cornell. Chaque souvenir emprisonne le monde mort comme dans un laboratoire. Oiseaux, vieilles photographies, insectes, coupures de journaux, pages d’une table de logarithmes, fragments de cartes, Hotel del Cisne, hôtel de l’Etoile, constellations… » Si ses premiers romans fascinaient par leurs ambiances grises, sombres et leurs huis clos, leurs secrets (trahisons, oppressions, illusions…) décrivant des mondes, des périodes (le franquisme) perçues, imaginées, mais rarement vécues par l’auteur, la présence et la lumière de Majorque apparaissent omniprésente aujourd’hui dans ses écrits. Avec elle, une énergie, une force de vie, une ouverture plus grande au monde, presque une fusion. Comme si pressant le citron de la mémoire, il en recueillait une essence plus dense, plus vitale, plus personnelle. Dans la cité engloutie (Jacqueline Chambon, 2013) évoquait déjà les années 60-70 dans une Palma de Majorque qui attirait les étoiles (Jean Seberg, Joan Miró…), les marines yankees en goguette, sur l’air du Walk on the wild side de Lou Reed.
Rois d’Alexandrie insiste sur cette période qui correspond à la fin de l’adolescence de l’auteur, à un dérèglement rimbaldien ou baudelairien de tous les sens, la découverte de musiques, de poésies, de contre-culture, de révolutions et décrit le départ pour Barcelone où il mènera, étudiant, une autre vie de bohème, d’utopies et aussi connaîtra la répression franquiste, la prise d’assaut de l’Université, l’exécution de Puig Antich...

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