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Histoire littéraire La Terre demeure de George R. Stewart

avril 2018 | Le Matricule des Anges n°192 | par Thierry Guinhut

Le fantasme d’une pandémie qui laminerait la population terrienne nourrit non seulement les soins des scientifiques, mais aussi les écrivains. Après le court roman de Jack London, La Peste écarlate, en 1912, et bien avant l’hiver nucléaire de Cormac McCarthy, La Route, en 2006, George R. Stewart avait en 1949 publié La Terre demeure. Le voici réédité avec une photographie de couverture esthétique et signifiante.
Certes le motif d’un homme isolé dans les bois d’une montagne, échappant ainsi à une épidémie inconnue ne paraît pas absolument original. Que l’on découvre sa quête autour de chez lui, puis au travers des États-Unis vidés de toute population, comme un road trip, n’est pas non plus extraordinaire, quoique menée au moyen d’une réelle sûreté de la narration. Mais, alors qu’Ish s’unit avec Em, une rare survivante, puis fonde un clan avec de rares rescapés, la réflexion prend de la hauteur. D’une part, le texte est intercalé de passages à la tonalité poétique et biblique, répondant ainsi au titre venu de L’Écclésiaste et tirant la leçon morale de cet apologue. D’autre part, loin de vivre avec insouciance de récupérations avec son petit clan, le héros s’interroge sur le déclin et le devenir de la « civilisation ». Car piller les villes abandonnées paraît facile, mais reconstruire bien plus difficile, voire impossible quand les nouveaux enfants peinent à apprendre à lire, sauf Joey, quand la sagesse de celui qui connut l’avant fait sourire. Car « Chaque génération en grande partie crée ou résout les problèmes des générations futures »…
Un telle bio-fiction apocalyptique et robinsonnade réaliste, qui a donné des ailes à Stephen King, dans Le Fléau, en 1978, plus vaste mais parfois indigeste, fait partie de ces vade-mecum de l’humanité qu’il faut toujours avoir en tête.

Thierry Guinhut

La Terre demeure de George R. Stewart
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Jeanne Fournier-Pargoire
Fage, 368 pages, 22

La Terre demeure de George R. Stewart Par Thierry Guinhut
Le Matricule des Anges n°192 , avril 2018.
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