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Entretiens Fable fraternelle

juillet 2018 | Le Matricule des Anges n°195 | par Dominique Aussenac

Avec modestie, tendresse et brio, Adrien Le Bihan place ses pas dans ceux de Jack Kerouac. Avec la mer et la Bretagne en partage.

Kerouac, Le Bihan : deux patronymes qui claquent au grand vent du large. Jean-Louis Le Bris de Kerouac (1922-1969), dit Jack Kerouac, fut sacrément obsédé par le sien, n’hésitant pas à le retoucher jusqu’à s’inventer une lignée de nobles bretons. Prénommé Jean-Louis, surnommé Ti-Jean, l’auteur de Sur la route est né à Lowell dans le Massachusetts. Son père, Léo-Alcide Keroak, natif du Québec d’une famille venue de Bretagne mourra comme son fils d’une maladie du foie. Jack a beaucoup bourlingué, a même été marin, comme Albert le père d’Adrien Le Bihan, qui lui est né à Marseille, originaire de Bretagne et dont la mère est une îlienne de Majorque.
Professeur d’histoire et géographie, Adrien intégre l’Alliance française et sillonne le monde (Madras, Tachkent, Vienne, Cracovie, Zagreb, Tananarive, Barcelone…). Auteur de journaux, récits, essais, enquêtes littéraires, biographies (de Gaulle, André Gide, George Sand, James Joyce, Isaac Babel), il va mêler pour ce treizième opus des recherches sur ses propres ascendants et ceux de Kerouac. Comme un chorus de sax, une chaîne d’ADN, les deux lignées vont se rapprocher, se frôler, tournoyer. En même temps, Le Bihan traque Kerouac de sa ville natale à San Francisco, New York, Tanger, Paris et même Marseille, mais aussi dans ses écrits, les livres qu’il a lus… Il rejette la polémique qui présente l’auteur des Clochards célestes comme quelqu’un qui, le succès aidant, se serait carrément renié. De chef de file de la Beat Generation, ayant brûlé la vie par bien des bouts, pratiqué le dérèglement de tous les sens, il prendra effectivement des postures conservatrices, nationalistes, pro-guerre du Vietnam que l’abus d’alcool accentuera. Il préfère le décrire dans un style vif, lyrique, syncopé, comme un être fragile, sensible, un lecteur éperdu, un écrivain intuitif, hanté, en proie à ses démons. Un frère. De sang ? De plume ? De route ?
À Big Sur : « Chaque soir vers vingt heures, son dîner expédié, il enfile son grand suroît et, muni d’un crayon et d’un carnet, rejoint sa cachette face à “l’abîme sans fond qui fait rage”. Tel Théotormon, le chaste héros de Blake tourmenté par Dieu, il reste assis “à la lisière de l’Océan, s’entretenant avec d’affreuses ombres”. Il écoute, transcrit, traduit les borborygmes marins. L’eau qu’il contemple est habitée. Les vagues écumeuses lui collent de mouvantes “gueules blanches”. Les rochers noirs épars dans la baie ont des lèvres qui bavent. “Linceuls de la mer lugubre”, ils drapent des corps humains. »

Dans les cours de récréation de la littérature, on s’échange souvent les images de Kerouac. Plus sérieusement, pourquoi Kerouac suscite-t-il autant d’attraits ?
En 1948, pour grappiller quelques dollars d’une loi aidant les soldats démobilisés, Jack s’inscrit à la New School de New York et, tandis qu’il voit le bout de The Town and the City, qui paraîtra en 1950, il entame Sur la route dont chaque mot qu’il écrit lui semble une insulte à cette...

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