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Dossier Stefan Hertmans
Un cœur latin

octobre 2018 | Le Matricule des Anges n°197 | par Thierry Guichard

Écrivain prolixe en langue néerlandaise, le Belge Stefan Hertmans est l’héritier d’une tradition venue d’une Flandre profonde qui aura traversé un siècle de feu et de sang. Pour accoucher d’un humanisme européen que portent ensemble la littérature, l’art et la pensée.

Il n’est pas simple de rencontrer l’auteur de Guerre et térébenthine et du splendide Le Cœur converti qui vient de paraître chez Gallimard. La maison d’édition parisienne communique l’adresse mail de la compagne de l’écrivain qui semble gérer son agenda. Elle nous offre la possibilité de voir l’écrivain pour un déjeuner à Paris, ou en après-midi dans un bar du centre de Bruxelles. Les agendas ne se marient pas toujours bien : on ne peut qu’opter pour Bruxelles et le Cirio, magnifique café ancré devant la Bourse et dont l’Histoire a patiné les boiseries. Le Cirio s’enorgueillit d’avoir eu pour client régulier le grand Jacques Brel qui venait ici déguster un Half and Half, ce champagne du pauvre fait pour moitié de champagne et d’un vin blanc tranquille. On y écoute Sardou chanter Les Lacs du Connemara et toute une clique de vieux chanteurs français que la sono déverse joyeusement sur les clients…
Souriant, Stefan Hertmans nous promet de répondre bientôt aux questions qu’on lui a envoyées par mails, quelques jours auparavant, mais puisqu’on est venu de si loin pour l’interroger sur son parcours, allons-y. Puisqu’on connaît, quand on a lu Guerre et térébenthine, l’histoire de sa famille côté maternel, c’est de son père qu’on voudrait qu’il nous parle. « Mon père vient d’une famille de Boom, une ville proche d’Anvers : il est né en 1922 comme ma mère. Mon père est toujours vivant, ma mère est décédée à 81 ans. Il venait d’un milieu modeste. Mon grand-père paternel était le gardien du parc de Boom et c’est lui qui a planté tous les arbres qui aujourd’hui sont énormes. Pour mon père il était un homme mythique. Il disait toujours de son père que lorsqu’il parlait, les verres dans l’armoire commençaient à tinter. »
Des deux côtés de la famille on est très catholique, « ce qui était le cas de 90 % de la Flandre à ce moment-là ». Le père de Stefan était un très bon élève et un riche bourgeois de Boom dit au grand-père : « ton fils Gustave, il est tellement exceptionnel qu’il doit étudier à mes frais à l’université de Louvain. » Mais la Seconde Guerre mondiale éclate et le mécène meurt d’une crise cardiaque. « Mon père doit renoncer aux études et aller travailler, il s’en plaint toujours. Ça a été très important pour lui par la suite de laisser étudier ses enfants. » Il trouve un travail modeste. Sa sœur a déménagé du côté de Gand et habite près de la maison évoquée dans Guerre et térébenthine, celle du futur grand-père Urbain. « C’est là, à travers la haie, que mon père a vu cette blonde de 17 ans qui le regardait », la guerre avait tout juste un an… Pendant quatre ans l’amoureux fait l’aller-retour à vélo entre Anvers et Gand, 120 km « juste pour s’asseoir sur la banquette et tenir la main de sa fiancée sous le regard d’UrbainIls n’avaient pas le droit de se promener seuls. Ça a soudé mes parents. Ils se sont mariés deux mois après la guerre. Mes parents ont toujours été amoureux. J’en parle dans Naar Merelbeke un roman qui décrit ma...

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