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Revue Apulée N°4 (Traduire le monde)

mai 2019 | Le Matricule des Anges n°203 | par Thierry Cecille

Apulée N°4 (Traduire le monde)

La Méditerranée demeure cet espace quasi circulaire qui relie les territoires qui l’entourent – même si, aujourd’hui, cruellement, elle les sépare plutôt. Homère l’appelait plaine liquide et les Turcs Akdeniz, c’est-à-dire mer blanche – comme si, page blanche, elle devait, indéfiniment, faire naître des récits. C’est à ces paroles, venues de là ou plus lointaines encore, que la revue Apulée, sous l’égide de ce narrateur sarcastique des métamorphoses humaines, offre son hospitalité. Le titre de ce quatrième numéro, Traduire la monde, confirme bien la mission de passeur (là encore tentons d’oublier les sinistres connotations contemporaines) que son rédacteur en chef, Hubert Haddad, revendique et pratique avec générosité. Ces centaines de pages recueillent en effet, associent, en une rhapsodie pleine d’échos, poèmes, nouvelles, essais qui, d’un pays à l’autre, d’une langue à l’autre, nous transportent, nous déportent, nous déshabituent. Il serait sans doute malhabile de lire ce fort volume de la première à la dernière page sans discontinuer. Mieux vaut s’y égarer, à l’aventure… Un dossier consacré à Henri Meschonnic nous servira peut-être d’ouverture, présentant aussi bien sa théorie du rythme que la manière dont il l’applique au travail de la traduction (« Traduire ce que les mots ne disent pas, mais ce qu’ils font »). Nous pourrons poursuivre cette réflexion avec l’essai de Karl Krolow sur la difficulté de traduire la poésie contemporaine – puis les pages consacrées à ce traducteur-découvreur de la littérature hispanique que fut Claude Couffon. Nous serons surpris par un récit énigmatique et érudit d’Emmanuelle Collas faisant monologuer la cité d’Oxiana, dans l’Afghanistan lointain, qui vit vivre et mourir des civilisations plus ou moins éphémères. Nous pourrons admirer, visuellement parlant au moins, une page de Rimbaud traduite en amharique, langue de l’Éthiopie qu’il dut pratiquer. Et nombreux bien sûr sont les poètes que nous aurons l’occasion de lire, pour la première fois souvent – ainsi des sept poèmes de l’Israélien Avot Yeshurun, mots hébreux résonnant entre le shtetl et le désert…

Thierry Cecille

Apulée N°4 - Traduire le monde
Zulma, 416 pages, 28

Le Matricule des Anges n°203 , mai 2019.
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