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Dossier Patrice Robin
Les chemins du monde

juin 2019 | Le Matricule des Anges n°204 | par Thierry Guichard

La rencontre avec le réalisateur Robert Kramer ressuscite les rêves de l’adolescent Patrice Robin et permet, vingt ans après, leur concrétisation. Comme un héritage.

À la fin de Le Voyage à Blue Gap, Patrice Robin décrit la montre à gousset ayant appartenu à un grand-oncle : « on pouvait lire l’heure sur son cadran à la fois en chiffres romains, discrètement entourés d’un liseré d’or, et en chiffres arabes d’une belle couleur rouge, moderne, preuve, me disais-je, que son propriétaire avait, lui aussi, eu le souci de relier le vieux monde au nouveau ». Ce « lui aussi » dit assez bien l’un des projets littéraires de l’auteur : relier le passé au présent, lier ensemble l’avant et l’aujourd’hui pour dessiner la trajectoire d’une vie, rester en mouvement. Le vieux monde dans Mon histoire avec Robert se situe pour peu de temps encore au siècle dernier : c’est 1999 et la rencontre avec le réalisateur Robert Kramer. L’Américain, par son existence, renvoie le tout jeune écrivain qu’est Patrice Robin (son premier roman vient de paraître) à son adolescence et à ses rêves brûlés. Ce que Robert Kramer a réalisé durant toute son existence, Patrice Robin ne l’a pas même amorcé à 45 ans quand il rencontre le cinéaste : il n’est pas parti, ou pas bien loin. Il a abandonné l’idée de faire du cinéma, son mariage s’est conclu par un divorce et l’exil au Havre, mais cela entre en écho avec ce que filme Kramer : « Comme ses films, (…) sa vie m’avait renvoyé à la mienne (…) m’avait renvoyé surtout à mon rêve d’adolescent : parcourir le monde pour en témoigner et tout ce que cela impliquait dans mon esprit d’engagement et de solidarité avec ceux qui luttaient pour une vie meilleure. »
Dans la lignée de ses premiers livres, Mon histoire avec Robert revisite l’adolescent qui devant « Cinq Colonnes à la Une » quittait « Mauléon (Deux-Sèvres) pour l’Afghanistan, l’Éthiopie, la Chine, la Yougoslavie, le Mexique, le Japon, le Brésil… et n’en revenait pas tout à fait. » Refaisant le parcours qui fut le sien, Patrice Robin dévoile ici plus que dans ses autres livres la part politique que sa sensibilité implique. Sa sympathie pour ceux qui luttent et ceux qui souffrent trouve dans les films de Kramer sa traduction en image. L’œuvre du cinéaste comme miroir où voir la part indicible de soi… Avec sa délicatesse habituelle, cette façon si précise d’agencer des phrases simples pour contourner la pudeur et parvenir à toucher à la complexité des sentiments, Patrice Robin tresse ensemble les films de Kramer et ses propres lectures, les images de Kramer et ses souvenirs, le combat de Kramer et son combat pour sortir du déterminisme de sa naissance et devenir, par l’écriture, le témoin de ce peuple qui l’accompagne. Un peuple en souffrance où les morts et les vivants se retrouvent en communauté avec ceux qu’a filmés Kramer. Une forme de fraternité naît de ces pages, qui passe par l’art (cinéma ou littérature) et une attention aux êtres. Un art, chez l’écrivain comme chez le cinéaste, qui passe par le détail. C’est Robert Kramer qui parle : « Personnellement, cela fait longtemps que j’ai renoncé à toute idée de panorama. Ce n’est que par un...

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