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Éditeur L’autre Turquie

février 2020 | Le Matricule des Anges n°210 | par Philippe Savary

Spécialiste des minorités et de la littérature turque, Sylvain Cavaillès ouvre avec Kontr une fenêtre sur un territoire riche à explorer.

Ce n’était pas une vocation, mais une « nécessité ». Après les purges qui suivirent le putsch manqué de 2016 en Turquie, Sylvain Cavaillès est devenu éditeur. L’objectif de Kontr ? Élargir le paysage littéraire turcophone en France. Malgré le Nobel attribué en 2006 à Orhan Pamuk, « le turc reste une langue jugée rare et mineure », regrette notre hôte, lui-même traducteur, et qui enseigne le français dans un lycée d’Istanbul. « Les grandes maisons d’édition se contentent de peu. Et les bons traducteurs manquent. » Le catalogue de Kontr compte dix titres, la plupart d’écrivains turcs d’origine kurde tels Murathan Mungan, Murat Özyaşar, Mehmet Said Aydın. Résolument à « contre-courant », il s’intéresse aux minorités – les voix kurdes donc, mais aussi LGBT – et aux angles morts de l’histoire nationale, comme l’oppression envers le peuple yézidi ou le pogrom anti-grec d’Istanbul en 1955, deux livres à paraître. Entretien avec un opiniâtre passeur militant.

Sylvain Cavaillès, quelle a été votre première rencontre avec la littérature turcophone ?
Ce ne fut sans doute pas mon tout premier contact avec la littérature turcophone, mais en 2003 j’ai trouvé sur une table de librairie la première traduction en français d’un livre de Murathan Mungan, Quarante chambres aux trois miroirs. L’une des trois nouvelles de ce recueil m’a particulièrement marqué, et lorsqu’en 2012 j’ai décidé de reprendre des études et d’écrire mon mémoire de master (je vivais à Istanbul depuis 2009), c’est sur cet auteur que j’ai voulu travailler (Les Djinns de l’argent). La rencontre avec Paul Dumont, qui fut mon directeur de recherches, a été déterminante. Celle avec Timour Muhidine le fut aussi, bien que Les Djinns de l’argent ne parut jamais dans sa collection « Lettres turques » chez Actes Sud. J’ai énormément traduit durant mes années de thèse, j’ai découvert Ayhan Geçgin, Murat Özyaşar, Kemal Varol et tant d’autres. L’année 2016 fut décisive, car j’ai alors signé quatre contrats avec une maison aujourd’hui disparue avec toutes ses dettes, et appris à mes dépens que pour certains éditeur·trice·s tout travail ne mérite pas salaire. Sur ce survinrent, le 15 juillet, les purges et l’ambiance de peur généralisée. L’un des auteurs que j’avais traduits, envisageant l’éventualité de quitter son pays, me demanda ce que je pouvais faire pour que son livre voie le jour. À l’époque je n’envisageais pas de créer une maison d’édition, j’avais plutôt le projet de placer mes auteurs chez des éditeurs existants… Mais j’avais face à moi un monde éditorial frileux, limité par ses propres impératifs ou fermé sur lui-même. Ce monde éditorial de la littérature turcophone en France avait besoin d’une nouvelle fenêtre.

Le jeune catalogue de Kontr s’intéresse particulièrement aux marges de la littérature turcophone. Elle défend aussi bien les identités minoritaires (arabo-kurde, homosexualité) que les genres littéraires non dominants (poésie, théâtre, récits...

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