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Entretiens L’amour aimant

avril 2021 | Le Matricule des Anges n°222 | par Emmanuelle Rodrigues

Dans Pussyboy, Patrick Autréaux relate l’obsession entêtante d’aimer et la douceur enivrante d’écrire. Pari tenu du désir qui se mue en parole érotique.

Médecin en psychiatrie d’urgence jusqu’en 2006, Patrick Autréaux est l’auteur d’une œuvre en grande partie autofictionnelle : depuis son premier livre, Dans la vallée des larmes, paru en 2009, jusqu’à Quand la parole attend la nuit en 2019, il puise dans sa propre vie la matière de ses récits. Son nouvel opus évoque certains thèmes propres à l’écrivain, tels le désir d’écrire mais aussi le désir érotique, deux expériences proches de l’abandon comme de l’extase mystique. Patrick Autréaux nous livre ainsi le fruit d’une ascèse solaire et sa quête ouvre la voie à une connaissance de soi. Pussyboy narre une rencontre entre deux amants, pour qui l’amour devient ferveur. L’étreinte des corps se révèle alors puissamment vertigineuse donnant appui à l’élan du plaisir et de la jouissance. Le narrateur retrace les étapes de ce parcours amoureux. Il en redécouvre bien des années après, la part vivante que sa remémoration lui insuffle encore. À dire et redire le désir, la parole s’érotise : « J’écris dans cet espace où brusquement éclosent des images qu’aucune autre situation n’aurait fait surgir de nous, sauf peut-être des rêves et la poésie. Ni des fantasmes ni des perversions, mais des sensations et rapprochements insoupçonnés. » À la croisée de l’expérience vécue et du ravissement d’écrire, Patrick Autréaux nous éclaire sur son nouveau récit.

Pussyboy s’appuie sur de multiples références littéraires, esthétiques, anthropologiques. Comment s’est-il élaboré ?
J’ai à peu près la même méthode préparatoire pour chaque livre. J’accumule notes, citations, images, articles de sciences sociales (ou sciences dures). Puis je cherche une structure dans ces amorces et fragments, et je réécris tout, en n’intégrant certaines références que par réminiscence et généralement de façon allusive – pour être sûr de leur nécessité et ne pas asséner un savoir étranger au récit. Avec Pussyboy, j’ai procédé de même, mais cette fois en incluant des citations, comme des clins d’œil au lecteur, pour signifier peut-être : attention, vous ne lisez pas ce que vous croyez, ce livre n’est pas ce qu’il prétend être.

Pussyboy décline les différentes formes d’amour. En quoi l’élan amoureux, voire religieux, ou mystique, est-il comparable ou non au désir d’écrire ?
Difficile de vous répondre en peu de mots. Mon désir d’écrire s’est toujours associé à une recherche, à l’invention non d’un livre caché mais né dans le mouvement de la recherche. Une démarche qui s’apparenterait à l’auto-organisation neuronale : je vois ou sens la présence d’un livre, sorte de fantôme intérieur ; c’est alors que j’accumule les notes, que je laisse s’organiser, se trier et s’ordonner, en tentant de les orienter le moins possible. J’impulse des directions bien sûr, mais je laisse faire le moins volontaire de moi. Ici je suis parti d’une idée de texte pornographique, un peu par bravade. Très vite, cette intention s’est évanouie pour laisser place à des fragments qui...

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