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Histoire littéraire Lettres cultes retrouvées en poste restante

juillet 2021 | Le Matricule des Anges n°225 | par Jérôme Delclos

Un demi-siècle de la correspondance de sept piliers du Nouveau Roman, pour le relire autrement ou la lire pour elle-même.

Nouveau Roman : Correspondance, 1946-1999

À se plonger dans Nouveau Roman. Correspondance 1946-1999 et à revenir, à cette occasion, sur ce qui s’est écrit et joué sous le nom de cet épisode culte des lettres françaises, on éprouve un sentiment d’étrangeté. D’abord parce que ses éditeurs, en dépit du demi-siècle que traverse ce recueil de 243 lettres tirées de l’IMEC, de la BnF et d’autres fonds, soulignent la brièveté du « moment nouveau roman » : « 1957-1962 », moins encore que la décennie 1953-1963 des textes composant l’Évangile théorique que fut, avec L’Ère du soupçon de Nathalie Sarraute (1956), Pour un nouveau roman d’Alain Robbe-Grillet. Or, dès les années 1970, rappellent Carrie Landfried et Olivier Wagner, « la messe était dite » même parmi les premiers apôtres : « Le nouveau roman n’avait jamais existé. (…) à les en croire, cette place leur avait été concédée par la plus incompréhensible des erreurs ». Se définissant essentiellement contre les conceptions classiques de l’intrigue, du personnage, de l’engagement, de la vraisemblance, etc., le Nouveau Roman, cette « aventure d’une écriture » disait Ricardou, aura peiné à trouver une identité propre ou lisiblement affirmative, mais aussi aura trop peu ou trop peu de temps « existé », alors même qu’il s’incarnait fortement dans ses auteurs, et dans leurs livres. Pour exemples Tropismes, Les Gommes, La Modification, vite promus au rang de classiques. En somme, un objet littéraire fuyant, comme si un malentendu était à l’origine de toute l’affaire et de la fanfare qui l’accompagna. Et l’étrangeté se redouble : dans le même temps que le Nouveau Roman se résorbait en lui-même, son implosion formait le signe qu’il avait déjà suffisamment infusé dans l’époque pour se doter d’une postérité, et pas seulement dans « l’école de Minuit », qui se réclamerait de son héritage, fidèle en cela au programme de Robbe-Grillet d’un nom valant simple « appellation commode englobant tous ceux qui cherchent de nouvelles formes romanesques ». Il y a aussi que dans les seventies, une certaine frénésie dans la critique littéraire et l’université avait miné la théorie d’injonctions, multiples, à s’alimenter d’une nourriture dont on ne savait trop si on la trouvait à son goût. Pour parodier le Roland Barthes par lui-même qui distingue « boissons-effets » et « boissons-saveurs », le Nouveau Roman aura produit nombre d’effets, à l’image de ces « boissons qu’on boit toute sa vie sans les aimer : le thé, le whisky ». Disons qu’on se sera habitué.
En regard de ce climat d’époque aujourd’hui dissipé, la Correspondance est rafraîchissante, en écho à cette remarque, en mai 1948, du jeune Robbe-Grillet qui dit trouver « authentique » celle de Madame de Sévigné. Les éditeurs ont classé leur sélection en quatre sections, autant de périodes : avant 1957, les « premiers contacts » ; 1957-1962, le « moment » lui-même ; les années 1963-1970 de « l’éloignement », et enfin les trois décennies suivantes, du retour aux « vieilles amitiés ». Volontariste, le choix...

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