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Théâtre Les Forteresses

novembre 2021 | Le Matricule des Anges n°228 | par Laurence Cazaux

Pour écrire Les Forteresses, Gurshad Shaheman a interviewé sa mère et ses deux tantes, Jeyran, Shady et Hominaz. Ce sont les trois Voix de son texte. Le quatrième personnage présenté comme le Corps c’est celui du fils, c’est-à-dire l’auteur lui-même, qui reste silencieux, à l’écoute. Même si, parfois, il chante. Les trois femmes sont nées au début des années 1960 à Mianeh, une petite ville de l’Azerbaïdjan iranien, dans une famille plutôt progressiste. Elles sont toutes trois militantes de gauche. Et vont participer activement à l’histoire de leur pays : la lutte contre la dictature du Shah d’Iran, puis l’espoir de démocratie, la révolution islamique de Khomeini, la répression qui s’ensuivit, les huit années de guerre contre l’Irak et pour deux des sœurs, la fuite et l’exil, en France pour l’une, en Allemagne pour l’autre. « Mes filles sont des lionnes », disait leur père. C’est vrai que ces trois destins sont assez exceptionnels. La pièce est construite avec trois monologues qui s’entremêlent en permanence. L’histoire intime – les études, les mariages, les naissances, les séparations –, croise sans cesse la grande Histoire. C’est un texte qui prend le temps des détours avec son prologue, plus de trente séquences, trois chapitres, trois chansons et un épilogue qui se conclut par une invitation à danser et faire la fête, comme une réparation après tant d’épreuves traversées.
Le titre de la pièce pose question. Les Forteresses représente-t-il ces trois femmes qui ont réussi à survivre à la prison, à la domination masculine, parfois terriblement violente, à l’exil, à la guerre ? Ou bien tous les murs auxquels elles se sont heurtées, toutes ces pierres prêtes à être jetées sur celles qui n’obéissent pas à l’homme ? Toujours est-il que ce texte résonne particulièrement avec la situation actuelle en Afghanistan et que les parcours de vie de ces trois femmes forcent au respect.

L. C.

Les Forteresses
Gurshad Shaheman
Les Solitaires intempestifs, 160 pages, 15 e

Le Matricule des Anges n°228 , novembre 2021.
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