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Dossier Paul Gadenne
La nature et le livre

avril 2022 | Le Matricule des Anges n°232 | par Éric Dussert

Fruit d’un tri effectué par Paul Gadenne juste avant sa mort, la publication du premier volume de ses carnets constitue une remise à plat ordonnée d’un corpus capital.

Que croire ?… Quelle est au juste l’importance des faits ? » C’est autour de telles interrogations que la vie de Paul Gadenne aura tourné, et ses carnets portent depuis 1927 la trace double de ses observations et de ses introspections. On pourrait dire les stigmates, si la variété des modes prosodiques qu’on y constate ne décelait bien d’autres choses. Pierre d’achoppement de l’un des plus grands écrivains français du siècle dernier, ses carnets dont la présente entreprise laisse imaginer une édition intégrale à venir, représente peut-être la pièce majeure de la bibliographie de Paul Gadenne qui ne manque certes pas d’œuvres magnifiques. Le volume présentement établi par les éditions des Instants reprend par le début une entreprise qui avait été entamée il y a vingt ans par les éditions Séquences avec le concours de l’obstiné Didier Sarrou. Leur association avait permis de lire plusieurs fragments des journaux de Gadenne avec La Rupture piochant dans les carnets de 1937 à 1940 et Le Rescapé couvrant la période qui s’étale de novembre 1949 à mars 1951. En guise d’introduction à ce monumental ensemble, Sarrou, subtil cicérone, avait produit aussi selon une modalité efficacement pédagogique Une journée de Paul Gadenne (Séquences, 1995) où, en choisissant dans l’épaisseur du phénoménal corpus la journée du 5 octobre 1949, il en avait explicité la représentativité. « Le mouvement de l’esprit » nimbait déjà les paragraphes cités. On y découvrait également Yvonne « d’une extrême lucidité », Paul aussi, le docteur « Brusset parl(ant) de miracles », et cette question du « roman étant le genre qui nous permet le mieux de traduire notre dualisme, notre polyvalence », et cette invitation « Régis m’affirmant, chaque fois que je lui demandais de me faire rencontrer Julien Blanc, que je ne m’entendrais pas avec lui ». On ne donnera pas tort à l’ami, le dolorisme de Blanc, personnalité compliquée, ne correspondant en rien à l’énergie propre de Gadenne.
Dans la décennie qui suit 1927, on retrouve les questions sans répit qui taraudent l’esprit inquiet de Gadenne. La maladie s’est glissée dans les bagages, d’autant que la mort subite et inexpliquée du frère aîné de Gadenne à 24 ans aurait prédisposé n’importe quel individu mâle à s’interroger… Les pages qui nous parviennent aujourd’hui sont le fruit d’une opération de filtrage qu’opéra Paul Gadenne lui-même dans les derniers mois de sa vie : reprenant ses carnets, il fit le tri des passages dignes de faire « document » et ceux qui, écrits « paroxystiques » expurgés, entraient pour lui dans l’expression d’un Paul Gadenne désuet, sans intérêt. Entre la première trace conservée du dimanche 24 décembre 1927 : « Je reviens… – d’où ? », jusqu’à la dernière notation du volume, datée d’un mardi de 1937 : « Le lendemain, douleurs vives », ne reste que ce qui faisait sens pour l’écrivain mûr mais condamné. Maladie comme solitude jaillissent tour à tour, sans répit, sans autre frein, temporaire, que les...

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