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Entretiens À l’école des sorciers

mai 2022 | Le Matricule des Anges n°233 | par Jérôme Delclos

Le Monde magique de l’Italien Ernesto De Martino (1908-1965), où l’homme est en permanence confronté au risque de la « fin du monde », est un livre fondateur pour les sciences humaines. À découvrir avec sa spécialiste et traductrice Giordana Charuty.

En 2016, le lecteur français découvrait grâce à trois chercheurs, Giordana Charuty, Daniel Fabre, Marcello Massenzio, et une équipe de traducteurs, une somptueuse édition par l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) de La Fin du monde. Essai sur les apocalypses culturelles, chef-d’œuvre inachevé d’Ernesto De Martino. Un auteur bien connu en Italie mais quasiment ignoré du grand public en France. Le livre ouvert, on y voit de très intrigantes et belles photographies en noir et blanc prises par les photographes de l’anthropologue dans les années 1950 et 1960 : le Mezzogiorno, ce Sud de l’Italie à bien des égards archaïque à l’époque déjà pour l’Italien du Nord. Villages austères surgis de la pierre, enfants mal débarbouillés aux vêtements troués ou reprisés, « chasses rituelles », transes. Et ces femmes, toutes vêtues de noir et comme sorties du roman autobiographique de Carlo Levi, Le Christ s’est arrêté à Eboli où la magie est très présente, et dont Francesco Rosi fit un beau film. Le terrain de recherche de De Martino ? Croyances en le mauvais œil, la possession, pratiques thérapeutiques chargées de guérir les « tarentulées », rites funéraires dont nous n’avons aucune idée. En bref, un univers en apparence à mille lieues de l’Europe, et pourtant si proche dans l’espace comme dans le temps. Et de fait c’est bien alors pour nous un autre monde, qui peut-être nous parle encore si l’on a vécu dans la campagne reculée d’un pays très pauvre, mais qui pour la plupart d’entre nous est inconnu, et étrange jusqu’à en être presque inquiétant. Il est aussi question dans le livre du deuil et des « pleureuses », comme ça l’est de façon très approfondie dans le superbe Mort et pleurs rituels. De la lamentation funèbre antique à la plainte de Marie, qui vient d’être livré par les mêmes éditions de l’EHESS en janvier dernier.
À entrer dans l’œuvre de De Martino par La Fin du monde, le lecteur français l’aura fait par la fin avec ce livre interrompu par sa mort en 1965, et qui n’est vraiment accessible que si l’on se forme une idée de la trajectoire intellectuelle, mais aussi politique, de l’ancien résistant, communiste, lecteur de Gramsci dont il retient son intérêt pour le « folklore » et la religion populaire des classes subalternes reconnue comme une véritable culture. La nouvelle traduction de Giordana Charuty, autrice d’une biographie qui a fait date dans les études demartiniennes, Ernesto De Martino. Les vies antérieures d’un anthropologue (Parenthèses, 2009), apporte la première pièce de cette aventure théorique et de terrain. Le Monde magique est un livre difficile mais fascinant. Une lecture de survol pourrait laisser penser que De Martino renverse purement et simplement le regard de la science occidentale sur la magie, en prenant, du côté du magicien, le parti pris de croire en la télépathie, la divination, la précognition, et autres pratiques que communément nous associons à une supposée naïveté des peuples dits par nous...

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