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Éditeur Uppercut et transmission

juillet 2022 | Le Matricule des Anges n°235 | par Éric Dussert

Engagée contre ce qui clive et empêche, Claire Stavaux, directrice de l’Arche, porte la parole de celles et ceux qui aspirent à une société égalitaire.

En 2017, la nouvelle n’a échappé à personne : les éditions L’Arche étaient transmises par leurs propriétaires, Rudolf Rach et sa compagne, à Claire Stavaux, une trentenaire grandie entre les fantasmagories jouées sur les planches d’Avignon et les rêveries maritimes qui nimbent le Vieux-Port. Après des études de lettres classiques et d’allemand, la normalienne fait du théâtre à Berlin, traduit, avant de faire un stage d’été à L’Arche… Depuis, de sa nouvelle installation de Montreuil, l’éditrice pleine d’énergie se projette avec son envie de mots, d’échanges et de transformations humaines et sociales à la recherche de la meilleure modernité possible, égalitaire, soucieuse des femmes et de la fluidité des êtres…

Claire Stavaux, au moment où vous clôturez le festival La Poésie n’est pas un luxe, qui s’est tenu à Montreuil et à Bagnolet, que retenez-vous de cette première édition ?
Une énergie à tout rompre. Un esprit de jeunesse partout, comme un vent de révolte. Une vitalité à l’endroit de la poésie, du côté de la performance, du partage, des mots à dire. Une effervescence loin des lieux de la centralisation littéraire, du « printemps des poètes » au très germanopratin marché de la poésie. Nous avons eu envie de nous inscrire à contre-courant de ces rendez-vous de l’institution, pour déplacer les publics, nous rendre à la périphérie et être au cœur des synergies qui s’y opèrent. Mettre la marge au centre. Je citerai Milady Renoir : « Créoliser les territoires sans dépolitiser la violence subie. Décoloniser le partout, de Harlem à Jérusalem » Ou encore Liliane Giraudon : « Il se trouve que vous comme moi appartenons à une catégorie : poétesse. Pas loin de poétasse. Il y a ce que le printemps fait aux cerises, l’été aux abricots, l’automne aux champignons. La police des corps, elle n’a pas de saison. »

L’éditeur doit-il être aussi polyvalent aujourd’hui ? Produire des livres et organiser des manifestations militantes ?
Ce n’est pas un métier que j’envisage dans une tour d’ivoire, bien assise dans son fauteuil en rotin. L’éditrice est sur tous les fronts, auprès des libraires qui font le même métier que nous sous une autre forme, aussi bien que des autrices et des auteurs. Elle est une force de diffusion et de déploiement des œuvres qu’elle promeut. C’est indéniablement un métier de transmission, de déplacement, de rencontres, aussi bien dans les festivals qu’en librairies. On va à la rencontre du lectorat, on lance des arches et active des courroies de transmission. L’Arche est d’ailleurs membre du collectif « Les Désirables » que nous avons fondé avec des camarades éditeurs et libraires indépendants pour organiser des rencontres, des festivals désirables sur plusieurs jours, depuis plus d’un an maintenant.

Vous avez aussi créé un podcast…
Oui, le podcast « C’est-à-dire », l’année dernière, avec Martin Quenehen et Anne-Lise Heimburger, interprètes magnifiques qui livrent leurs liens...

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