La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
ZA Loup à Loup 83570 Cotignac
tel ‭04 94 80 99 64‬
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Domaine français Solo tu de Philippe Fusaro

avril 2026 | Le Matricule des Anges n°272 | par Franck Mannoni

Qu’est devenu Gianni Desmond, le dandy du Piper Club, cette boîte emblématique des nuits romaines dans les années 1960-1970 ? Philippe Fusaro avait accordé à ce personnage de fiction le rôle principal de Nous étions beaux la nuit (Lmda N°197). Flamboyant et défait par un chagrin d’amour, le chantre de la fête y noyait son trouble dans la musique, l’alcool et une notoriété embrumée. En ces années 1980 qui marquent le début de Solo tu, le Piper Club n’a plus sa splendeur d’antan et Gianni a du mal à suivre le rythme endiablé de ses sorties passées : « Un fantôme. Ivre de chagrin et des alcools qui traînaient dans les verres abandonnés sur les comptoirs et les tables ». Certes, il échappe aux clichés diurnes qui collent à la capitale italienne : ville d’art et d’Histoire. Derrière ses lunettes noires, il accède à une cité inconnue des touristes, mais peut-être tout autant fantasmée. Comme si une fois le soleil couché, Gianni et le Piper rejouaient le scénario d’une époque qui disparaît. Toujours marqué par son histoire d’amour avortée avec Betty Doll, égérie du club, anéanti par une autre passion sabordée, Gianni fuit dans l’immobilisme. Seule Carmela, rencontrée un soir de concert punk, semble pouvoir le sauver de sa déchéance. À son invitation, Gianni s’initie à la lumière éblouissante du sud de l’Italie, à l’amitié, à la littérature.
Avec Solo tu, Philippe Fusaro fait revivre le temps passé et ses modes sans tomber dans une nostalgie stérile : « C’était con d’être punk. Et pourtant indispensable ces années-là ». Traversé par ces artistes aimés (Franco Battiato, Ornella Vanoni, Nada…), son récit intègre des paroles de chansons qui s’imbriquent avec bonheur dans ce que vivent ses personnages. Certains passages eux-mêmes se lisent comme des tubes. L’auteur y définit un art de vivre qui appelle au partage. Une belle invitation à « suivre des ailleurs ».

Franck Mannoni

Sabine Wespieser, 228 pages, 21

Solo tu de Philippe Fusaro Par Franck Mannoni
Le Matricule des Anges n°272 , avril 2026.
LMDA PDF n°272
4,50 
LMDA papier n°272
7,30  / 8,30  (hors France)