La rédaction Éric Dussert
Articles
Un auteur
Haurigot (éléments)
Journaliste, auteur dramatique et romancier, l’auteur d’Acide russique a évoqué la Constantinople des Russes blancs à l’heure du naufrage.
À 22 ans, Paul Haurigot faisait jouer les trois actes de sa pièce Alphonsine aux Escholiers, avec Marguerite Jamois. À 40, il était l’un des deux favoris des prix littéraires d’automne (Goncourt et Renaudot) contre Pareils à des enfants, de Marc Bernard, pour L’Ange (Julliard, 1942) – un roman à la drôle de dédicace faussement désolée : « A Nicole, qui aurait pu m’empêcher d’écrire ce livre. » À 53, Paul Haurigot n’était plus… Né le 2 avril 1902 à Paris, son passage aura été météorique dans le ciel des arts et des lettres. Quoi que bien parti et en vue, c’est à Cossé-d’Anjou, dans le...
Un livre
L' O di Giotto
de
Primo Basso
Arrivederci Fausto
Réédition d’un rare panorama familial, de Primo Basso, qui tend à la sortie de route.
Parmi les étrangetés publiées par Robert Morel au cours de ses grandes années, on dénombre Je ne suis pas mort (1964) d’André de Richaud, et cet O di Giotto qui pourrait sans fard s’intituler « Je ne le suis pas encore, mort… » Mais leurs registres sont bien différents. L’O di Giotto, de Primo Basso, ressemble beaucoup plus à ce que les critiques académiques se réjouissent de nommer le...
Un livre
Les Morts manquent de correction
de
Pauline Toulet
Rangez vos morts
Dans un deuxième roman plein de ressort, Pauline Toulet plonge un correcteur placide et solitaire face à un cadavre. Sans illusion.
Arborant un patronyme bien connu des amatrices et amateurs de littérature délicate (depuis Paul-Jean Toulet, l’auteur de Monsieur du Paur, homme public, 1898), Pauline Toulet s’autorise des fictions pétulantes et tantinet désabusées, menant des personnages masculins dépassés par les événements sur des terrains minés. Une bonne recette pour provoquer le sourire. Auteure d’un premier roman...
Un auteur
L’intranquille cheminement d’une femme sauve
Publiée depuis 1994 avec ses Exercices d’incendie, Sandra Moussempès explore les perturbations de l’âme, la puissance des sens et le trouble des images.
Si l’on déplie la jaquette du livre et qu’on l’observe à la lumière du soleil, les formes qui paraissaient obscures lorsque, repliées, elles protégeaient l’ouvrage, révèlent par transparence le portrait de femmes. Comme une encre magique, l’argent de l’impression offre à voir des Anglaises de l’époque victorienne qui veillent comme des gardiennes sur le livre. Les femmes, du reste, sont le...
Un auteur
Caracolant et coloré Caraccioli
Touche-à-tout livresque, l’abbé fut une sorte de Vivaldi de la plume : baroque, virtuose, sans grand succès accessible à tous cependant.
Le Livre des quatre couleurs est une curiosité bibliographie insigne. Il faut une cinquantaine d’euros lorsqu’il est en bonne condition pour s’en approprier un exemplaire. Imprimé « Aux quatre éléments [Liège], de l’Imprimerie des quatre saisons, [Jean-François Bassompierre] » en « 4444 [1760] », il est composé d’un volume in-12 (environ 180/100 mm) comportant une page de faux-titre, une page...

