La rédaction Éric Dussert
Articles
Un auteur
Barbaro chez les barbares
Marchand et diplomate, le Vénitien Giosafat Barbaro, témoin de la déliquescence de la Horde d’or de Tartarie, a décrit la Perse de son temps.
Si certains va-t-en-guerre de nos contemporains avaient lu ce qui suit, peut-être auraient-ils renoncé à leurs jetés de bombes. C’est Giosafat Barbaro, citoyen patricien de Venise né en 1413, qui s’exprime : « Toute la région de la Perse que nous avons traversée jusqu’alors est désertique, grisâtre, argileuse, écailleuse et pierreuse, pauvre en eau, ce qui explique pourquoi là où il y en a on trouve quelques villages, détruits cependant en grande partie, qui ont tous un château construit en terre. Les champs, les vignes et les vergers sont cultivés à force d’eau, de sorte qu’il est...
Babel partout
Avec Corinne Desarzens, les voies du langage sont impénétrables et la magie des mots terriblement grande.
Les langues forment une magnifique forêt. Une forêt luxuriante, on ne peut pas le nier, mais certainement pas une forêt vierge : chacun y met les lèvres, même en période de pandémie et de masque obligatoire, et certains s’y essuient même les semelles. Ainsi de l’Académie française lorsqu’elle prend des oukases avec ses pantoufles d’éléphant – on se souvient de zharicots… Si les langues sont à...
Un auteur
Celou Arasco, Pau nue
Quatre ans avant Calaferte, le futur lauréat du prix Fénéon se coltine la grisaille des enfants pauvres.
Sept ans seulement après son lancement, la maison d’édition de René Julliard s’épanouissait. En 1948 son catalogue portait les succès d’Elisabeth Barbier (Les Gens de Mogador), de Maurice Chevalier (Ma route et mes chansons), de Charles Jackson (Le Poison) ainsi que les livres d’Odette de Puigaudeau, Raymond Dumay ou Théodore Monod qui vibraient aux cimes des palmarès de ventes. La marque...
Des livres
Le Pain d’étoile Giono au Contadour
de
Emmanuel Bluteau
,
Alfred Campozet
,
Sylvie Durbet-Giono
Giono
de
Jean Carrière
Lucien jacques - sourcier de giono
de
Collectif
Retour à Giono
Trois livres rendent à l’auteur de Colline ce qui lui revient. Avec des beautés inouïes parfois.
Il est toujours l’heure de lire Giono, mais on y est parfois poussé. Cette année, trois volumes tout frais y incitent sans vergogne et sans morgue, simplement, pressé par l’amitié de trois hommes qui furent des proches de l’écrivain : Alfred Campozet (1910-2003), maçon et marcheur, Lucien Jacques (1891-1961), graveur et « sourcier », Jean Carrière (1928-2005), impétrant romancier et prix...
L' Homme de la scierie de André Dhôtel
Et c’est ainsi que Dhôtel est grand : première réédition pour L’Homme de la scierie, un roman de 1949 dans la première manière, publié en 1950 chez Gallimard. Son livre le plus volumineux, 426 pages dans sa nouvelle incarnation élégante et souple. Un record pour le romancier dont on redécouvre sans cesse les vertus qui ont fait s’enthousiasmer à juste titre un demi-siècle de critique...


