La rédaction Éric Dussert
Articles
Un auteur
Haurigot (éléments)
Journaliste, auteur dramatique et romancier, l’auteur d’Acide russique a évoqué la Constantinople des Russes blancs à l’heure du naufrage.
À 22 ans, Paul Haurigot faisait jouer les trois actes de sa pièce Alphonsine aux Escholiers, avec Marguerite Jamois. À 40, il était l’un des deux favoris des prix littéraires d’automne (Goncourt et Renaudot) contre Pareils à des enfants, de Marc Bernard, pour L’Ange (Julliard, 1942) – un roman à la drôle de dédicace faussement désolée : « A Nicole, qui aurait pu m’empêcher d’écrire ce livre. » À 53, Paul Haurigot n’était plus… Né le 2 avril 1902 à Paris, son passage aura été météorique dans le ciel des arts et des lettres. Quoi que bien parti et en vue, c’est à Cossé-d’Anjou, dans le...
Feu rouge de Maxim Kantor
Le peintre russe Maxim Kantor s’est tourné vers la littérature. Résolument et après plusieurs essais polémiques sur l’état de la Russie post-soviétique et la démocratie glissant au totalitarisme — essais que nous n’avons pas lus. Son présent roman est manifestement une œuvre de longue haleine : plus de sept cents pages denses comme une traverse en acier et rutilantes comme un sous-marin neuf,...
L' Âge d'or du pamphlet (1868-1898) de Cédric Passard
Quoi qu’en pensent les petits esprits, les effarouchés, les mièvres et les cireurs de semelles, le pamphlet est un genre noble. Le bon pamphlet confine même parfois au chef-d’œuvre comme l’ont prouvé Henri Rochefort, Georges Darien, Léon Bloy, Arthur Cravan ou Georges Henein. Si Noël Godin nous en a fourni récemment la version 3D avec ses « agressions pâtissières », Cédric Passard s’est...
De vraies richesses
Ami d’Albert Camus, l’éditeur Edmond Charlot a représenté seul les lettres françaises pendant plusieurs années. Hommage.
Dans Noces à Tipasa, Albert Camus écrivait ceci à propos des habitants d’Algérie : « Ce peuple tout entier jeté dans son présent vit sans mythes, sans consolation. Il a mis tous ses biens sur cette terre et reste dès lors sans défense contre la mort. Les dons de la beauté physique lui ont été prodigués. Et avec eux, la singulière avidité qui accompagne toujours cette richesse sans avenir. »...
Mythes et réalités du H
En 2010, le correcteur Jacques Barbaut entreprenait d’établir un alphabet personnel qu’il vient enrichit du volume consacré à la lettre H. Il avait auparavant réglé son compte au A, dans A as Anything (Nous, 2010), et dans le cadre d’un plan prémédité : « Hache ! Hasch ! H ! qui est une suite de A As Anything, permet de passer au Ah ! au Ah ! Ah ! de recommencer quasi d’articuler. Comme...




