La rédaction Éric Dussert
Articles
Un auteur
Haurigot (éléments)
Journaliste, auteur dramatique et romancier, l’auteur d’Acide russique a évoqué la Constantinople des Russes blancs à l’heure du naufrage.
À 22 ans, Paul Haurigot faisait jouer les trois actes de sa pièce Alphonsine aux Escholiers, avec Marguerite Jamois. À 40, il était l’un des deux favoris des prix littéraires d’automne (Goncourt et Renaudot) contre Pareils à des enfants, de Marc Bernard, pour L’Ange (Julliard, 1942) – un roman à la drôle de dédicace faussement désolée : « A Nicole, qui aurait pu m’empêcher d’écrire ce livre. » À 53, Paul Haurigot n’était plus… Né le 2 avril 1902 à Paris, son passage aura été météorique dans le ciel des arts et des lettres. Quoi que bien parti et en vue, c’est à Cossé-d’Anjou, dans le...
Un éditeur
Les grands crus de Vintage
Traductions oubliées ou romans laissés sur le bord de la route, la collection de Belfond remet au goût du jour des fictions marquantes du siècle dernier.
En un peu moins de trois ans, la collection Vintage lancée par Françoise Triffaux chez Belfond a réussi à se faire une place bien identifiée dans le monde échevelé de la littérature étrangère. Avec l’aide de son assistante Caroline Ast, l’éditrice a décidé d’occuper un créneau rare et étroit, celui des traductions de grands livres en déshérence. Dans un pays et dans un champ où la...
Un auteur
D’encre et d’oubli
L’effacement du poète, dramaturge et critique Paul Vérola prouve que l’absence d’efforts peut nuire. Esthète, humaniste et même idéaliste, que reste-t-il de lui ?
C’est sa ressemblance avec le jeune Pierre Béarn qui frappe d’abord. On dirait des jumeaux : profil grec, cheveux bouclés, œil clair et perçant. Passé ce constat, on s’interroge : qui est donc Paul Vérola ? Et surtout, pourquoi a-t-il choisi un pseudonyme aussi malsain ? On imagine naturellement un garçon artiste, qui vire au poète décadent lorsqu’il en a l’occasion, dans son immense...
Figurante des temps enfuis
Nostalgique d’un passé bien antérieur à sa naissance, Didier Blonde poursuit une enquête sans fin dans les replis de l’histoire d’une époque qui le charme, à la recherche de fantômes discrets qui le hantent. Après avoir interrogé L’Inconnue de la Seine et une comédienne du cinéma muet, il a rencontré sur un mur du colombarium du Père-Lachaise la photographie d’une femme au regard troublant...
Parce que c’est la folie
En un récit tressautant, Philippe Annocque invente un personnage sans horizon dont il nous demande de deviner la situation.
Arrivé dans une localité probablement rurale, Kosko (sans rapport avec le traducteur du Piotrus de Leo Lipski, Allan Kosko) pour y occuper les fonctions de précepteur, un certain Liev, individu n’arborant pas de qualités particulières, s’installe dans une propriété qui pourrait être une ferme. Ou autre chose. Là, en absence des enfants dont il doit s’occuper, un homme lui fournit de petits...



