La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
ZA Loup à Loup 83570 Cotignac
tel ‭04 94 80 99 64‬
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

La rédaction Gilles Magniont

Message Envoyer un message

Articles

Sick Bag Song

de Nick Cave
Trips et boyaux Avec The Sick Bag Song, embarquement immédiat dans la machine ardente de Nick Cave, « système nerveux qui carbure à la rime et aux fantômes ». Cela combine plusieurs histoires. « Nous avons traversé des centres-villes revitalisés, des centres-villes en voie de revitalisation, des centres-villes agonisants »  : en juin-juillet 2014, de Nashville Tennessee à Montréal Québec en passant par Denver Colorado, il y a Nick qui parcourt l’Amérique du Nord avec son groupe pour une tournée de vingt-deux dates, et qui tourmenté tente régulièrement de joindre sa compagne sur « ce putain de téléphone ». Il n’y parvient qu’à la toute dernière page, alors « Je rentre chez nous », fin du livre et de la tournée. Et puis il y a Nick qui cherche...
mai 2026
Le Matricule des Anges n°273

Rancé le soleil noir

de Jean-Maurice de Montremy

La grande conversion

« Qui donc alors était Rancé ? » Jean-Maurice de Montremy écrit une nouvelle vie du terrible abbé, et dépeint avec infiniment de nuances le temps des grandes agonies. Nous sommes en 1696. Rancé a 70 ans et il refuse de poser. Saint-Simon a conçu un stratagème : introduire le peintre Rigaud à la Trappe, et prétendre qu’il s’agit d’un officier très bègue qui rêve de rencontrer Rancé. Rigaud, des heures durant, le contemple à son aise sans ouvrir la bouche : de là ce portrait, le seul qu’on ait d’Armand-Jean Bouthillier de Rancé, tout en capuche et mauvaise...
novembre 2022
Le Matricule des Anges n°238

L' Espion qui aimait les livres

de John le Carré

Le retour du roi

« Pourquoi ce texte était-il resté dans son tiroir de bureau ? » demande son fils dans une pudique postface : voilà le nouveau John le Carré, merveille d’adresse et d’humanité. Ce n’est donc pas son « dernier » livre, qu’il aurait achevé juste avant sa mort survenue en 2020, mais un roman écrit il y a environ dix ans, et qui n’avait pas encore passé le stade des épreuves. L’Espion qui aimait les livres, titre conçu pour le marché français, est sans doute vendeur, mais d’une astuce un peu convenue, entre clin d’œil à James Bond ou à l’auteur lui-même. Silverview,...
octobre 2022
Le Matricule des Anges n°237

La Destitution du peuple

de Jean-Claude Milner

La Destitution du peuple de Jean-Claude Milner

C’est un essai où les idées communes sont prises à rebrousse-poil. Soit le mouvement dit social des Gilets jaunes, qui s’exercerait en réalité contre les mouvements sociaux, exprimant même La Destitution du peuple. Point de départ : démocratie et république étant fondées sur la coïncidence des pouvoirs et des droits, Jean-Claude Milner voit cette coïncidence abîmée par la politique en temps...
avril 2022
Le Matricule des Anges n°232

Le Temoin jusqu’au bout. Une lecture de Victor Klemperer

de Georges Didi-Huberman

Séparé de rien

Pas la langue en soi, pas la raison nue, pas tout seul : Georges Didi-Huberman éclaire, avec le Témoin jusqu’au bout, ces attaches qui permirent à Victor Klemperer de survivre, par son journal. C’est le bombardement de Dresde, la nuit du 13 au 14 février 1945, qui, in extremis, sauva Victor Klemperer de la déportation. Philologue et spécialiste des Lumières, il avait depuis 1933 noirci cinq mille feuillets d’un journal clandestin – « je grimpe le long de mon crayon pour sortir de l’enfer », cet enfer personnel qui fut aussi celui de tous les Juifs allemands, avec le travail forcé en...
avril 2022
Le Matricule des Anges n°232

À la pointe – chronique

Merci Bernard Cette page semble se répéter : après Éliette Abécassis et Gaspard Koenig, revoilà un normalien-baladin, Nathan Devers. Lequel publie chez Gallimard un essai dont le titre ne modifie que d’un complément celui d’Aimer, roman de Sarah Chiche chroniqué ici même il y a quelques mois mais quel complément, puisqu’il s’agit désormais d’Aimer Jérusalem. Pas de souci. Et puis Quitter Gaza ? Gardons-nous toutefois de donner voix à nos passions tristes, et prenons la peine d’ouvrir cette somme qui dissuade les positions trop tranchées. Tout y commence par une « cassure » : alors qu’il s’apprête à...
mai 2026
Le Matricule des Anges n°273

Dans ton ru

Philosophe-essayiste tendance Tocqueville et libéralisme des Lumières, Gaspard Koenig est aussi romancier, par exemple avec Aqua, récemment paru aux éditions de l’Observatoire. Ça se passe à Saint-Firmin, près de Caen : météo déréglée, cycle d’inondations et sécheresses, l’eau viendra-t-elle à manquer ? Martin l’énarque voudrait raccorder la source locale aux installations de la communauté de...
mars 2026
Le Matricule des Anges n°271

Les albatros

Le couloir que je prends, c’est celui qui mène au passé. Ce voyage spatial est un périple temporel, une machine à remonter le temps, et je me demande où il va me conduire ». Décidément, la collection « Retour chez soi » est une mine ouverte par Flammarion, avec ses thrillers existentiels qui offrent à des écrivains la possibilité de revenir dans un lieu de leur enfance ou de leur adolescence...
janvier 2026
Le Matricule des Anges n°269

Médiatocs – chronique

Génération écran plat Mazarine Pingeot, fille de et future mère, met sa vie en forme.Puis vend sa télé. Je reste enfermée dans la maison. Ma chienne préfère le sommeil, je ne la comprends pas » : trois propositions, quelques mots très simples, Mazarine effleure le mystère du règne animal. Puis, dans la même page, elle évoque le chat, le cheval, ou encore la grenouille. Mais comme cette dernière rappelle Kermitterand, la future mère a ce cri déchirant : « Peut-être vendrons-nous la télé quand tu arriveras. » Certains diront qu’il est bien des gens qui se débarrassent de leur télé, mais peu qui la vendent (sauf nécessité extrême), et que Mazarine n’est donc pas très généreuse, un peu petite...
juin 2005
Le Matricule des Anges n°64

Avec la langue – chronique

Un peu plus près des étoiles Avec vingt ans d’avance, la troupe Gold avait trouvé la formule de l’art contemporain. La trentaine détendue fait danser ses enfants au rythme des djembés, les chapelles ruissellent de mises en voix, Mathilde Monnier reprend du rosé : voici venue la saison du spectacle vivant. Mais les joies du live recouvrent le verso non moins solaire des festivals : le Programme, prose dédaignée comme la servante qui n’aurait d’autre rôle que de nous mener à sa maîtresse, la représentation. Or c’est dès les rives du rédactionnel que le désir d’art peut être comblé, en témoignent les deux cents grammes d’Avignon 2008, œuvre en soi dès son premier paragraphe. Valérie Dréville « ne veut pas...
juillet 2008
Le Matricule des Anges n°95

Le patois c’est moi

L’époque a trouvé son mot d’ordre : sous les biloutes, la France !. Puisque cette œuvre ne montre presque rien du Nord/Pas-de-Calais (sinon quelques briques, deux trois toiles cirées, un bout de littoral), puisqu’en masse les spectateurs en reviennent pourtant remplis comme d’une savoureuse démonstration, rendons-nous à l’évidence du Verbe : c’est la part de dialogue qui fait à elle seule toute la valeur anthropologique de Bienvenue chez les Ch’tis, dont...
juin 2008
Le Matricule des Anges n°94

Cela pourrait choquer

Quelques nuages de censure, au ciel menaçant des bienséances. Au début du XXIe siècle : La Nouvelle Star, majesté terrible du jury, et que dire de la salle (prononcer à l’araméenne : pavillon Baal-TÂR), quand c’est au tour du dénommé Ycare, éventuellement de sang cimmérien, de faire ses preuves sur Le Chanteur de Daniel Balavoine. Lio et son tribunal diront parfait, il faut le garder, mais ne souffleront mot d’un alexandrin altéré. Balavoine en son...
mai 2008
Le Matricule des Anges n°93

Courrier du lecteur – chronique

L'homme qui aimait les livres Coups d’œil sur « Le Dictionnaire Truffaut », où les romans se font devant et derrière la caméra. « J’espère que vous garderez longtemps cette gravité du regard et cette façon simple et un peu malheureuse de vous exprimer », écrivait joliment Genet au jeune Truffaut. À parcourir le Dictionnaire, on ne s’éloigne jamais longtemps de la chose littéraire. D’abord, parce que les films sont ici le plus souvent des adaptations, au gré des lectures éclectiques de l’autodidacte : David Goodis pour Tirez sur le pianiste, William Irish pour La Mariée était en noir, Henry James pour La Chambre...
novembre 2004
Le Matricule des Anges n°58

Espèce de Hongrois !

« Tout est pur à ceux qui sont purs » (Saint Paul) : promenade guidée au doux pays de l’Injure. Bougnoule/ Niakoué/ Raton/ Youpin/ Chinetoque/ Putain/ Maquereau/ Macaque/ Chien » pour ceux que n’aurait pas rassasiés cet Hymne à l’amour de Jacques Dutronc, les éditions 10/18 rééditent les travaux de Robert Edouard, publiés une première fois en 1966. Voilà un tombereau qui en impose, avec plus de huit cents pages découpés en deux volumes, le Dictionnaire des injures venant accompagné de...
octobre 2004
Le Matricule des Anges n°57

Quelques déflagrations

Bang ! dévoile et commente toutes sortes d’images. Il y a les images des bandes dessinées, bien sûr, avec notamment l’interview d’Alan Moore, scénariste britannique assez génial qui donne de très politiques contours aux superhéros de papier (on lui doit entre autres les Watchmen et V pour Vendetta) ; mais aussi les images qui cherchent à échapper au livre et recherchent pour ce de nouveaux...
mars 2004
Le Matricule des Anges n°51