La rédaction Jérôme Delclos
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Vds avatar, BE, peu servi
Hyperconnecté, le premier roman de Grégoire Sourice, qui nous inquiète et nous émeut, révèle un auteur à suivre.
Remarqué en 2024 pour Le Cours de l’eau (Lmda N° 253), livre curieux entre pamphlet et poème, Grégoire Sourice signe son premier roman avec SecondeMain, du nom de ce qui pourrait bien être son personnage principal : un site de petites annonces qui nous rappellera celui, au « coin » du réel et du virtuel, que tout un chacun connaît pour l’avoir fréquenté, ou au moins de nom. « (…) les choses les plus vastes – des immeubles, des hectares de terrains – y côtoient des objets infiniment plus petits – des graines ou des vis. » La caverne d’Ali Baba (ou celle des ombres chez Platon ?) à portée...
Trois et une nuits
La nuit est le pensable par excellence – du « voir », du non-dit mais à dire. Un bel essai de Jean-Baptiste Brenet, et qui fait phosphorer.
Dans un chapitre de Que veut dire penser (Rivages, 2022), « Penser comme on voit la nuit », Jean-Baptiste Brenet parlait de l’affaire de la pensée comme « ce qu’il est possible de dire, mais n’est pas dit ». Du nocturne ô combien visible, qui a sa lumière propre. Dans Demain, la veille, le philosophe se remet sur ce chantier : Ibn Tufayl, Averroès, Thomas d’Aquin, Aristote dont Arabes comme...
Le miel, la colère et le chien
Merleau-Ponty met les questions du monde et d’autrui à la portée du grand nombre. Un passionnant manuel de philo.
Depuis Socrate, le philosophe est un bavard. Le lui reprochaient les sophistes qui, ceci dit, le lui rendaient bien. Maurice Merleau-Ponty, en 1948, honore la tradition dans ses Causeries données à la Radiodiffusion française, la « RDF », et conservées à l’INA. Dans cet après-guerre avec Alain sous l’influence de son maître Jules Lagneau, Sartre qui importe la phénoménologie de Husserl,...
Viva la muerte !
Avec ce micro-poche à la typo soignée, les toutes neuves éditions Mexico commencent en beauté. Le livre alterne des textes de l’éditrice et des calaveras du graveur sur métal José Guadalupe Posada. Des calaveras ? « A. a) squelette. b) crâne. B. par métonymie, confiseries, jouets, menus objets en forme de crânes ou de squelettes, fabriqués et vendus à l’occasion du Jour des Morts, Dia de...
Mendier peut-être de Etienne Helmer
Même quand elles dénoncent l’exclusion et le stigmate dont il est victime, nos représentations du mendiant sont communément privatives. Le mendiant est « l’homme sans » : sans argent, sans domicile, sans culture, etc. Et Diogène le cynique se serait lui-même décrit comme « sans cité (apolis), sans maison (aoikos), privé de patrie (patridos esterêmenos), mendiant, vagabond, vivant au jour le...





