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Éditeur Verdier : treize ans de fraternité

novembre 1992 | Le Matricule des Anges n°1

La voix de Gérard Bobillier, le directeur de Verdier, est à l’image de ces livres : il faut l’écouter pour l’entendre. L’homme parle avec douceur, plus facilement des écrivains que de lui-même.

Le Matricule des Anges : Comment s’est créé Verdier ?
Gérard Bobillier : La maison a été créée en 1979 à Lagrasse dans l’Aude. L’idée de créer une maison d’édition ne date toutefois pas de cette époque ; nous l’avions en nous depuis quelque temps déjà. Simplement en 1979, nous avons fait le point sur les années gauchistes, sur l’inabouti partiel de ces années-là et nous avons eu l’envie d’un retour à l’essentiel, aux textes fondamentaux.
Nous ? Qui c ’est nous ?
Nous, c’est un groupe venu de la gauche prolétarienne. Nous étions dans le « politique », au sens grec du terme, très engagés. Nous, c étaient Colette Olive, Michèle Planel, Benoît Rivéro qui a rejoint aujourd’hui le centre national de la photographie, et moi-même. Nous nous sommes rencontrés dans les années 70.
Dans les années terroristes ?
Oui. Mais attention, nous n’étions pas terroristes au sens Brigades Rouges du terme par exemple. C’était l’époque des Sartre et Foucault. Nous mariions théorie et action. Mais en 1979, nous avons fait le deuil d’une certaine forme du politique et nous voulions retourner au texte.
Pourquoi vous être installés à Lagrasse ?
Nous étions à Toulouse, et Lagrasse fut le cadre de notre dernier combat. Nous étions alors avec les viticulteurs de l’Aude à la manif de Monredon où deux C.R.S. ont été tués par les viticulteurs.
Ce drame est à l’origine de votre retrait du politique ?
Non, non C’était dur oui. Parce que si nous nous disions en guerre, à l’époque, nous ne recherchions pas un tel affrontement. Nous n’étions pas seulement théoriciens, c’est vrai, mais nous ne souhaitions pas ce qui s’est passé. Mais ce n’est pas Monredon qui nous a incités à faire le deuil du politique. Lip a été beaucoup plus important pour nous.
Que gardez-vous de cette époque ?
Un très bon souvenir, malgré les drames comme celui dont nous venons de parler.
Donc vous vous installez à Lagrasse.
Oui, la misère au soleil c’est quand même bien mieux.
Vous aviez quelques connaissances de l ’édition à cette époque ?
Absolument aucune. Nous ne connaissions ni l’édition, ni le marche du livre. Nous avons fondé une S.A.R.L. en mettant chacun 5 000 francs pour réunir le capital minimum. Nos premiers livres étaient les plus laids que l’humanité ait jamais conçus. Nous avions par exemple sorti un texte de Zola : Travail. La couverture était d’un marron sale, avec en fond des chaînes, très symboliques, l’ouvrage était préfacé par les ouvriers du livre. C’était redoutable. Les amis à qui nous présentions le livre n’osaient rien dire. Aujourd’hui je sais combien leur politesse était explicite…
Et malgré tout, cela a plutôt bien marché.
Au début notre imprimeur nous donnait les livres par paquets de deux cents car il connaissait l’état de nos finances. On partait les vendre et avec l’argent on reprenait deux cents exemplaires supplémentaires, A l’époque c’était plus facile d’aborder...

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