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Dossier Hubert Haddad
Hubert Haddad : toute la chair de l’écriture

novembre 1992 | Le Matricule des Anges n°1 | par Thierry Guichard

Les éditions Zulma publient un conte érotique, L’Ame de Buridan d’Hubert Haddad. C’est le cinquième ouvrage de cet écrivain paru en deux ans. Poète, essayiste, romancier et dramaturge, Hubert Haddad nous a reçu dans sa maison normande. Rencontre avec un auteur éclectique.

L’homme habite plus un pays que son corps« . Hubert Haddad a la chance d’avoir pu choisir son lieu de résidence. Accroché au sommet d’une falaise qui s’affaisse, rongée par la mer, le village normand de Villeurville où l’écrivain vit depuis deux ans est peuplé d’une rumeur marine à laquelle le vent apporte sa voix. La lumière et la tension atmosphérique qui règnent ici, font de ce lieu un endroit propice à la création. Les peintres hantent encore cette côte même s’ils ne sont plus impressionnistes. Dans la rue »commerçante« , le café-tabac-marchand de journaux fait face à la bibliothèque tenue par la mère d’un écrivain habitué aux plateaux de télévision. Les autres habitants sont pêcheurs ou peintres, lorsqu’ils ont un emploi. L’été, les touristes viennent ici cueillir sur les rochers des moules qu’un écriteau leur déconseille de manger crues. Sur la ligne d’horizon là-bas. les cuves des raffineries du Havre et les silhouettes massives des pétroliers qui quittent le port rappellent l’urbanisme parfois grossier de notre siècle. Sinon, il n’y a que le ciel et la mer. Chaque jour d’écriture, Hubert Haddad y déverse son énergie, en de longues promenades qui le conduisent à l’ouest jusqu’à Trouville au-delà des fenêtres où Marguerite Duras passe les derniers jours de l’été « J’ai besoin d’ouvertures pour écrire. Écrire, c’est une telle tension. J’ai vraiment besoin de dépenser beaucoup d’énergie. Ici, je fais environ vingt kilomètres par jour, avec mon petit carnet… L’air, ca m’exalte. En dix heures j’écris deux feuillets à peu près. Il y a tellement de ratures que parfois j’ai du mal à me relire ».
Hubert Haddad est né en 1947 près d’un autre rivage, à Tunis. Juive, sa famille dut quitter la Tunisie trois ans plus tard, direction Ménilmontant à Paris. Première demeure française ; un petit appartement sans eau courante tout en haut de sept étages. Le père se lance dans la vente de cravates, à la sauvette, un parapluie ouvert sur le trottoir, que l’on referme fissa lorsque passe la maréchaussée. Hubert l’accompagne parfois, les jours de vacances. « A l’école c’était l’enfer. Quand on était étranger on subissait des vexations perpétuelles. J’ai été renvoyé du collège puis inscrit dans une école hébraïque, là c’était beaucoup mieux ».
La première expérience littéraire est une catastrophe financière. Au lycée avec quelques amis, il monte une revue, La Béquille qui ne survivra pas au premier numéro. Tiré à 5 000 exemplaires par les soins d’un imprimeur sans scrupules, cet « organe virtuel de l’art engagé pour l’art » coûtera très cher à ses fondateurs. Mais la vocation est là… « C’est vrai, j’aurais pu devenir un délinquant, c’était si tendu chez nous, Mais c’est une telle alchimie précise. Il fallait que je dépense mon énergie. Pourquoi dans l’écriture ? Peut-être à cause de mon frère aîné, Michel. C’est lui qui nous a affranchis, nous les trois frères ».
Hubert Haddad poursuit des études de philosophie, psychologie et lettres....

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