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Entretiens Jean-Pierre Maurel ou la substance des livres

décembre 1994 | Le Matricule des Anges n°10 | par Christophe Kantcheff

L’éclectisme n’est pas l’hétéroclisme. Si les deux derniers livres publiés par Jean-Pierre Maurel sont bien différents, ils ont un point commun flagrant : l’amour exigeant de la lecture et de la littérature.

Malaver à l’hôtel

Au début des années quatre-vingts, Jean-Pierre Maurel publie un recueil de nouvelles et un roman d’inspiration romantique, puis plus rien. Neuf ans à attendre que vienne une autre manière d’écrire et c’est Règlement, paru en 1993 chez Gallimard. Livre admirable, entre la fiction spéculative et l’essai subjectif, où l’auteur, né au Tyrol, de mère autrichienne, règle ses dettes envers la littérature et la culture de son pays natal. Il récidive aujourd’hui dans un tout autre genre. A la fin de Règlement, Jean-Pierre Maurel signalait qu’il avait commencé deux romans policiers qu’il ne finirait jamais. C’était sans compter sur la sagacité et la persuasion de Viviane Hamy. Résultat : la parution de Malaver s’en mêle, un polar narquois bourré de talent, qui nous fait aimer Paris autant que le Lagavulin. Eric Malaver, journaliste revenu de tout sauf de la sensualité féminine, s’est reconverti en détective nostalgique et un brin moralisateur. Son enquête le lance sur la piste d’un collectionneur de sacs Vuitton et de Tamouls…
La couverture de Règlement ne porte aucune mention. Ni « roman », ni « essai ».
Depuis longtemps j’avais envie d’écrire sur des textes littéraires et des auteurs qui m’avaient influencé, mais chaque fois que je m’attelais à un essai, je m’ennuyais. Il était aussi difficile d’exprimer certaines idées sur Musil, Schnitzler ou Stifter dans un pur roman. Un jour, quand j’ai commencé à écrire l’histoire d’un bossu dans un tonneau, donc une fiction, sont venues s’entrelacer les idées que je voulais exprimer.
Le kitsch est l’une des notions centrales de Règlement.
En Autriche, où j’ai passé mon enfance et mon adolescence, j’ai littéralement baigné dans le kitsch. Cet aspect lisse, joli, gentil, sans aucune aspérité des choses, ce paravent qui dissimule la dureté de la vérité, voilà le kitsch et cela m’a beaucoup marqué. C’est une expérience qu’aucun créateur autrichien n’oublie et dont il fait l’un des objets de sa haine. Voyez Thomas Bernhard.
Vous considérez-vous alors davantage comme un écrivain autrichien que comme un écrivain français ?
Pour devenir un écrivain français, je me devais de quitter l’Autriche dans l’écriture. Or Règlement se passe en partie en France, à Chartres. De plus je n’y exprime aucune haine contre l’Autriche parce je suis arrivé à en assumer complètement la présence en moi. Mais je me considère surtout comme un auteur français parce que je suis incapable d’écrire en allemand. Et aussi parce que j’essaie d’être de plus en plus sobre. Mon idéal de style est français. Avant de commencer un livre, je relis toujours Adolphe de Benjamin Constant. C’est un modèle parfait où le travail du style est invisible à force de simplicité. On ne sait plus écrire comme cela aujourd’hui. Au vingtième siècle il y a eu Marcel Arland dans ses livres autobiographiques ou Jacques Chardonne. Je lis du Chardonne sans même me soucier de ce qui est dit. Simplement pour me plonger dans le mystère de...

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