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Entretiens Christian Prigent, pour le droit à l’obscurité

juin 1996 | Le Matricule des Anges n°16 | par Didier Garcia

Une Erreur de la nature et A quoi bon encore des poètes ? : deux nouveaux essais de Christian Prigent pour fouiller la littérature difficile. Entre l’illisible et le moderne.

Sur le sol, des jouets d’enfant (ceux de sa fille Judith) ; sur les murs, plusieurs rayonnages de livres, ceux dont Christian Prigent avoue ne pas avoir honte. Une sorte de bibliothèque « idéale » qui veille sur son bureau, et où se côtoient des grammaires de langue bretonne, une première édition de La Nuit du Rose-Hôtel de Maurice Fourré (dans la collection « Révélation » que dirigeait Breton), des symbolistes, des surréalistes, des grands noms de la beat generation, des telquelliens, et ceux qui, comme Verheggen, Novarina, Lucot, Clémens, participèrent à l’aventure TXT (revue dont il fut le co-fondateur avec Jean-Luc Steinmetz). Une aventure de vingt-quatre ans (1969-1993) dans laquelle son œuvre s’enracine avec déjà plus d’une trentaine de titres, et parmi les derniers : Commencement (1989), Ceux qui merdRent. (1991), Écrit au couteau (1993, cf MdA n°5), tous trois chez P.O.L. Une œuvre surtout de poète, à l’écriture bouillonnante -à supposer que « bouillonnante » puisse s’appliquer à des vers comme ce « tu fais la gueule en coi dans du pour du beurre » d’Écrit au couteau-, qui malmène la syntaxe, qui réinvente une langue où se mêlent néologismes, glossolalies, lexique médiéval et étranger. Quand il ne s’agit pas d’une cascade de sons qu’il faudrait lire à la manière d’une partition : « Et ra/et râté/le rêve/ râ/râlant/han !/halant/han !/ ahan !/ le rêve/ra/ralen/ralentit »). C’est que Prigent est de ceux qui ne peuvent écrire qu’en faisant « merdRer » la langue ; c’est aussi que « Les mots, on les vomit, sinon soi sort jamais du tas ». De là « Prigent l’illisible » pour certains, sans doute ceux que ses verbigérations déconcertent, et plus probablement rebutent. Prigent surtout difficile à lire, dans la lignée de ceux qu’il a publiés dans TXT : Khlebnikov, Gertrude Stein, Oskar Pastior, et dans le sillage, ou en la compagnie de ceux qui peuplent Une Erreur de la nature

En comparant la table des matières d’Une Erreur de la nature et celle de Ceux qui merdRent, on retrouve quelques figures littéraires : Jarry, Sade, Roche (Denis), Cadiot, puis, dès les premières pages Guyotat, Joyce… Quel lien faites-vous entre ces deux essais ?
Je ne constitue pas une œuvre critique. Mon propos principal est d’écrire de la fiction, des poèmes, et à un certain moment survient pour moi la nécessité de penser ce qui se passe durant le temps d’écriture de ces poèmes ou de ces fictions, de les faire accéder à la rationalité. Ces essais, qui sont souvent au départ des articles, viennent dans les interstices d’une autre forme d’expérience. Il y a donc une sorte d’alternance entre l’aventure dans la langue et le recours à l’intelligence rationnelle pour en fixer quelques étapes, quelques moments théoriques. Et cela fait des essais. Mais moi je ne cherche pas à constituer un corpus théorique ni une bibliothèque analytique. J’avance au coup par coup dans ce processus de réponse intellectuelle à ce que mon propre cheminement dans la langue...

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