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Éditeur Une maison comme Unes

décembre 1996 | Le Matricule des Anges n°18 | par Christophe Fourvel

Les éditions Unes existent depuis seize ans. Avec Jean-Pierre Sintive, fondateur et directeur, récit d’une promesse tenue, d’un parcours élégant parmi la création poétique, le tout agrémenté d’une distinction entre livres et « lavres ». Entre livres et produits industriels ?.

Jean-Pierre Sintive habite Draguignan, dans le Var ; il dit aimer le soleil, la quiétude de son jardin ; mais aussi les paysages irlandais, les heures obscures des comptoirs. Un voile de fumée qu’il renouvelle fréquemment couvre des sourires discrets. Il a l’élégance de ceux qui n’attendent rien ou trop ; il avoue sereinement avoir un ou deux comptes à régler. On lui devine quelques fiertés : la fidélité de ses auteurs, un goût affûté pour le whisky. Il aime se souvenir des moments où les livres se sont faits : Rémy Hourcade venu traduire Pessoa chez lui ; Serge Plagnol illustrant les livres, des journées entières à même le sol. Il reconnaît ne pas avoir le sens de l’orientation.
Pour le reste, il commence à écrire en 1978. Il est instituteur. En 1981, le Centre National des Lettres (C.N.L.) lui accorde une bourse d’aide à la création. Il publie quelques livres de poésie chez Ubacs, À Passage, Spectres Familiers, puis renonce durant un peu plus de dix ans avant de faire paraître un nouveau recueil, aux éditions Une Maison…, sous le pseudonyme de Ton Nom. Celui qui édite des livres acquiert le plaisir de la dérobée. Il appose sur la couverture des ouvrages le nom des autres : Ton Nom. La signature fait miroir.
C’est donc dans le retrait de son écriture que Jean-Pierre Sintive a créé les éditions Unes. Le mot « retrait » désigne ici une période, ne porte peut-être pas l’idée de manque ou de frustration, pas forcément en tout cas.
Ses premiers choix sont le fait d’un enthousiasme de lecteur. C’est après avoir lu Garder le mort de Jean-Louis Giovannoni et Du chien les bonbonnes de Bernard Lamarche-Vadel qu’il décide de faire des livres. « Faire » est le verbe adéquat : il porte en lui la multitude floue des mouvements, l’acte physique, l’imprécision à laquelle le temps donnera de l’élégance, les impressions mal centrées, le tâtonnement. « Faire » plutôt que « fabriquer » des livres, plus routinier, presque industriel : 59 exemplaires. Sintive est tout de suite imprimeur-éditeur.
La genèse, il la raconte « avec le ton de l’époque », dans le numéro 6 de la revue Banana Split que dirigeaient Liliane Giraudon et Jean-Jacques Viton. À propos des premiers livres, il écrivait alors : « ces livres correspondent maintenant à mes choix d’éditeur-imprimeur par l’amitié qui recouvre lectures, rencontres et travail, par le plaisir complet des mains (format, maquette, caractères…) et par leur présence (30 pages, 100 à 200 exemplaires) ». Superbe acte de naissance dont nous pouvons aujourd’hui valider chaque terme. Il parle aussi de l’acquisition d’une presse Freinet, de six polices de caractères Times offertes par Emmanuel Hocquard, de beaucoup de lectures, (Quignard, du Bouchet, Celan, Roubaud…). Nous y apprenons que les éditions Unes auraient pu s’appeler Formes blanches, L’Ombre, La Bruine ou Chalands. Elles emprunteront leur nom à un livre d’Emmanuel Hocquard, encore lui. L’histoire de Unes est tissée de fidélités. D’ailleurs, au...

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