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Entretiens Bernard Manciet, le renard de la langue

mars 1997 | Le Matricule des Anges n°19 | par Marc Blanchet

Avec la publication de Per el Yiyo et L’Entarrement a Sabres, l’écrivain occitan Bernard Manciet poursuit une œuvre vivifiante.Sa langue gorgée de colère, de volupté et de sensualité fertilise également la terre de ses ancêtres.Une voix qui étouffe purismes et dogmes.

L' Entarrement a Sabres

Vous en avez rêvé, l’Occitanie l’a fait. De récentes lectures/mises en scène, à Bordeaux et au festival d’automne de Paris, ont permis d’élargir l’audience du poète Bernard Manciet, âgé aujourd’hui de soixante-douze ans. Traduit en français par ses soins, l’homme a écrit en occitan une œuvre comprenant poésie, romans et essais. L’écrivain vit près de Sabres, dans les Landes, un village auquel il assure une postérité éternelle avec L’Entarrement a Sabres, poème de cinq mille vers qui narre dans un grand flot lyrique une cérémonie à la fois profane et religieuse. Bref : une bible.
L’inspiration de Manciet -pour citer des publications récentes- s’étend à d’autres sujets : des Sonets (éditions Jorn) dans une tradition revisitée, la tauromachie avec Per el Yiyo, combat d’amour entre l’homme et la bête sombre, Véniels, poèmes fulgurants alliant musicalité et volupté, Strophes pour Feurer, une de ses « fondations » les plus réussies par son pouvoir d’évocation, inspirée par deux peintures de René Feurer (ces trois derniers ouvrages aux éditions L’Escampette).

Votre langue est très virile, pleine de grandeur, ce qui est rare aujourd’hui dans le paysage poétique français. Elle est aussi musicale. De qui peut-on vous rapprocher : Wagner ou Debussy ?
Ma langue naturelle, c’est l’occitan. Mon dialecte, comme je suis de la région atlantique, c’est le gascon noir, qui est un dialecte avec des grandes âpretés et une espèce de mépris interne pour les autres langues (rires).
Je suis viril, je vous le garantis, même à mon âge. Par contre, je n’ai rien à voir avec Wagner. Sa musique, c’est pour moi de longs spaghettis qui s’étirent. C’est un personnage insupportable. On ne peut pas me rapprocher de Debussy : c’est aérien. Vous avez vu mon poids ? Vu mon tour de taille, je ne suis pas aérien. Comme musicien, je l’ai dit cent fois : je n’en ai qu’un c’est Monteverdi. Après il n’y a plus de musique.
(Moi, ce n’est pas de la musique. Ce sont des aboiements.)
Monteverdi nous amène au religieux.
Pas forcément. Ses opéras sont très sensuels. Quoique pour moi il n’y a pas une grande différence entre sensualité et religion. Le personnage de Donne dans L’Entarrament a Sabres n’est pas un personnage sensuel. Elle, c’est la Mater, la mère terrible et redoutable, souterraine presque. Elle navigue très bien parmi toutes ces eaux sensuelles, ces vagues qui naissent de tous côtés, au milieu des récoltes, des moissons de la mer, des terres, des générations.
La rédaction de cet ouvrage s’est fait à tort et à travers comme tout ce que je fais. Ce n’est pas moi qui dirige mon écriture, c’est l’ange, le barreur qui est derrière moi.
L’ange vous a-t-il mis en rapport entre cet « entarrement » et Donne, la Mater à laquelle s’adresse la population de Sabres ?
La femme-mère hante toutes les civilisations. Je ne sais pas ailleurs. Je n’ai pas de rapport avec l’Orient, ce n’est pas ma civilisation. Je trouve qu’en...

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