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Entretiens Jonquet : écrivain-légiste du corps social

juillet 1997 | Le Matricule des Anges n°20 | par Thierry Guichard

Le Pauvre nouveau est arrivé

La Bombe humaine

En près de dix romans policiers ou livres à destination de la jeunesse, Thierry Jonquet fait l’autopsie d’une société malade. Si les corps ont autant d’importance dans ses écrits, c’est bien parce qu’ils portent les symptômes d’une maladie qui les dépasse.
Comment est né Le Pauvre nouveau est arrivé ! ?J’avais écrit ce roman pour la Série Noire qui me l’a refusé. Je détestais l’abbé Pierre. L’idée m’était venue après une émission à la télé où l’abbé Pierre s’en était pris aux grévistes de la Poste, en 1987. Son propos se résumait en : « Quand on gagne 5 000 francs par mois, on se tait ». Ce raisonnement est grave, car on peut aller très loin dans l’appel à la résignation. Pourquoi ne pas dire aux SDF que quand on vit dans un pays en paix, on se tait, etc.? L’image de révolté qu’a l’abbé Pierre est une escroquerie profonde. Refusé, le manuscrit était resté dans un tiroir jusqu’au jour où Didier Daeninckx en a parlé à Pierre Drachline qui dirigeait les éditions Manya. Drachline détestait autant que moi l’abbé Pierre. C’est comme ça que le livre s’est retrouvé chez Manya en 1990. À l’époque de la première édition, l’abbé Pierre était intouchable. Aujourd’hui, avec les bêtises qu’il a dites (à propos du révisionnisme de Garaudy, ndlr) c’est devenu republiable. Mais ses dérapages ne sont pas venus d’un seul coup.
Vous traitez ce sujet comme une farce. L’exagération, c’était une façon de rester prudent face à d’éventuelles attaques en diffamation ?J’avais envie de m’amuser. Je voulais traité l’abbé Pierre comme Don Camillo. Ça m’intéressait de construire une sorte de Grand Guignol. L’exagération est un des ressorts du comique ; on force le trait pour désamorcer ce qu’il y a de tragique. Mais je ne me suis jamais posé la question de la diffamation.Pour qui vous a lu, il n’est guère étonnant de trouver des clochards dans ce roman. Vous avez, par exemple, créé Lapoigne, un personnage de clodo dans vos ouvrages pour les enfants. Pourquoi cette fascination ?Quand j’ai écrit Le Pauvre nouveau est arrivé, il y avait deux ou trois types qui s’étaient installés près de chez moi devant le siège de la CFDT à Belleville. Au bout d’un moment, ils étaient 400 à monter leur marché sauvage. Cela posait des problèmes ; des dealers en profitaient, il n’y avait bien sûr pas de sanitaires. Il y a eu une campagne de police mais les types s’organisaient et mettaient en place des guetteurs. Nous étions quasiment dans une situation de guerre. Ça m’a beaucoup frappé. C’était une image lamentable, celle d’une société qui essaie de se débarrasser de ses pauvres.L’image du SDF, c’est un renversement. On ne les connaissait pas pendant les trente glorieuses. Aujourd’hui, à Paris, on s’est habitué à en voir de plus en plus. On aurait parachuté tous ces SDF en un même jour, dans les années 70, les gens auraient réagi. Aujourd’hui on s’est habitué.Je lisais qu’à Bucarest beaucoup d’enfants vivent dans la rue parce qu’ils sont orphelins. L’hiver dernier, plusieurs sont...

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