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Éditeur L’aplomb de Verticales

septembre 1998 | Le Matricule des Anges n°24 | par Philippe Savary

Audacieuses, les jeunes éditions Verticales croient à la vitalité de la littérature française. Le sens du combat ne déserte pas leur catalogue. Une façon de lire notre monde, debout.

A peine 18 mois d’existence, une trentaine de livres déjà publiés -c’est beaucoup pour un début d’exercice-, quelques-uns remarqués et remarquables, des titres parfois presque aussi longs que des aphorismes, une typo (letter gothic) sur la jaquette qui bannit les capitales, accompagnée d’un rectangle illustré : les éditions Verticales se positionnent par une singulière présence dans le paysage éditorial. Leur catalogue mise sur l’éclectisme. Il fait la part belle à la fiction française, avec un intérêt affirmé pour la découverte de jeunes auteurs, tout en élargissant son champ à la sociologie, à l’histoire par exemple (textes sur le communisme, témoignages sur la guerre d’Espagne, mai 68 côté murs et graffiti). Cette diversité traduit moins une volonté qu’une attitude : celle d’éclairer notre époque sous des angles différents, d’interroger et de mettre en perspective nos conditions d’existence, avec jamais « l’oubli du politique sous le littéraire ». Ce succès -aussi prometteur soit-il- revient à son fondateur, Bernard Wallet, 52 ans, unique salarié. Arrivé sur le tard, cet éditeur au crâne aussi lisse qu’un ballon se définit comme un « pessimiste combatif », résolument libertaire, pour qui l’infamie absolue serait que « la société ressemble à une entreprise ». Publier est donc une façon de militer, « de manière masquée », avec toujours l’idée que « la verticalité est un moyen de lutter contre la normalisation. »
Jeune journaliste à La Montagne, (période pendant laquelle il côtoie Alexandre Vialatte), ancien librairie à Clermont-Ferrand dans les années 70, Bernard Wallet a beaucoup bourlingué tant dans les arcanes de l’édition que sur les routes du globe avant de se lancer dans le métier en solitaire. Sa passion pour le sport (cyclisme et rugby largement en tête) renseigne sur son échelle de valeurs. L’homme aime l’audace, le courage.
Débordant d’énergie, il s’autorise quelques échappées, comme sur le Tour de France, pour le quotidien L’Equipe, quelques billets d’humeur pendant le Mondial dans L’Equipe Magazine ou pour son propre compte avec la parution d’un récit de voyages Paysage avec palmiers (Gallimard, 1992). Une trajectoire en rien rectiligne à chercher ses meilleurs appuis, plutôt sur le flanc gauche.
Si Bernard Wallet est né dans le Pas-de-Calais, c’est à Clermont-Ferrand qu’il passe ses trente premières années, Clermont ce « trou du cul du monde », ville détestée, autant par sa proximité avec Vichy que par sa trame grise. Pour échapper à cette torpeur provinciale, Wallet se lance dans le sport, l’athlétisme, et enfile les tours de piste comme d’autres le bleu de chauffe chez Michelin. Si bien, si vite qu’il décroche avec le Stade clermontois en 1967 le titre de champion de France du 4x800 mètres. Une présélection pour les Jeux Olympiques de 68 à Mexico viendra compléter son palmarès. « Mais ce n’était pas la compétition qui m’intéressait, explique-t-il. Courir c’était fuir. » Pour preuve, quelques mois plus tard,...

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