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Éditeur Les Solitaires intempestifs

octobre 1999 | Le Matricule des Anges n°28 | par Maïa Bouteillet

Née une deuxième fois en 1997, cette jeune maison d’édition montre une belle vitalité dans un secteur en peau de chagrin pour faire connaître une nouvelle génération d’auteurs dramatiques. Rencontre avec François Berreur son directeur.

Nouveaux venus dans le champ restreint de l’édition théâtrale, Les Solitaires intempestifs ont tout pour attirer lecteurs et manuscrits. Un nom radieux en forme de manifeste, emprunté à Peter Handke dans Par les Villages : « désespérés vous seriez déjà morts. On ne peut pas renoncer. Ne jouez pas les solitaires intempestifs (…) Ne voyez-vous pas dans l’abandon où vous êtes une lueur des dieux ». Une histoire jeune et un écrivain talentueux pour présider à la naissance en 1992 des Solitaires : Jean-Luc Lagarce, mort trois ans plus tard. François Berreur, seul aujourd’hui aux commandes, l’avait rencontré en 1981, à Besançon, alors qu’ils étaient encore étudiants. Le premier écrivait et faisait déjà du théâtre. L’autre, en fac de psycho, faisait vaguement l’acteur pour se distraire. Ensemble, ils créeront une quinzaine de spectacles sous la bannière de la Roulotte. Un nom un peu naïf qui résume assez bien les conditions saltimbanques des débuts de la compagnie. Professionnels non permanents de ce théâtre sans lieu, les deux garçons ont tout juste un bureau exigu où se retrouver « chaque matin pour refaire le monde avant d’aller au café ». Si François Berreur est aujourd’hui si vaillant à défendre l’écriture contemporaine c’est sans doute en mémoire de ces années où il découvre la littérature grâce à son ami. « Chaque livre, chaque auteur dont il parlait, je le notais et je fonçais à la librairie ».
Après la mort de Lagarce, les éditions ne reprendront qu’en 1997 avec le double objectif de défendre le théâtre comme texte littéraire à part entière et d’accompagner des parcours d’auteurs. Aujourd’hui les Solitaires comptent une bonne cinquantaine d’auteurs à leur catalogue avec en tête, Jean-Luc Lagarce dont certains titres jamais montés au théâtre, comme Le Pays lointain, sont pourtant épuisés. La maison bisontine vient de publier le troisième volume de son théâtre complet dont plusieurs textes encore inédits.
Aujourd’hui, les Solitaires intempestifs ont deux prolongements bien distincts sur le Net : le site de l’association (www.intempestifs.asso.fr) mène un travail d’information sur la création contemporaine et fait le lien avec de nombreuses manifestations et sites d’écrivains hors catalogue ; le site de la maison d’édition (www.solitairesintempestifs.com) où figurent des renseignements spécifiques aux publications.

Comment est née la maison d’édition ?
Nous nous sommes toujours intéressés à l’écriture contemporaine, nous avions aussi l’idée d’une revue, en grande partie parce que Jean-Luc Lagarce écrivait. Sa situation était paradoxale : il a été assez vite repéré comme auteur par France Culture ou Théâtre Ouvert mais il a été peu joué. Il a d’abord été connu pour son travail sur les classiques : Le Malade imaginaire ou La Cantatrice chauve. Mais il a toujours gardé cette préoccupation de l’écriture contemporaine. Autour de nous, il y avait des gens comme Olivier Py ou Elisabeth Mazev qu’à l’époque personne ne...

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