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Dossier Christian Prigent
Le parti pris de Christian Prigent

octobre 1999 | Le Matricule des Anges n°28 | par Thierry Guichard

Poète, essayiste, romancier, fondateur de la revue TXT et directeur de collection chez Carte Blanche, il publie trois livres cet automne dont Le Professeur, récit pornographique et littéraire dans la lignée de Georges Bataille. Retour sur trente ans d’une littérature obsédée par la langue, le sexe, la modernité et son devoir civique.

Christian Prigent fait partie de ces écrivains qu’on dit un peu rapidement « difficiles ». Ce n’est pas faute d’avoir publié des essais théoriques d’une clarté qui doit beaucoup à son sens pédagogique. Non pas sur ses propres fictions (ses poèmes et récits) mais sur la production d’auteurs dont il se sent proche : de Rabelais à Olivier Cadiot ou Hubert Lucot en passant par Artaud, Jarry ou Bataille. Il paraît inconcevable pour qui s’intéresse à la littérature et écrit de passer outre la lecture de Ceux qui merdRent ou Une erreur de la nature. Quant aux fictions comme Commencementou Une phrase pour ma mère (également publiées chez P.O.L), elles font entendre une langue rapide et violente, comique et tragique tout à la fois. Après avoir porté le flambeau de la modernité (au sein, notamment de la revue TXT), il propose aujourd’hui un texte très pornographique. Les forces qui l’ont engendré, autant que le contenu de Le Professeur éclairent un peu mieux le travail de son auteur.
Professeur au Mans depuis 1991, Christian Prigent vient d’aménager dans sa nouvelle maison de campagne au pied de laquelle il a construit un clapier « entièrement rétractable » dont il fait mine d’être fier. Au cœur du Perche, dans cette région d’élevage que se disputent pas moins de quatre départements français, l’écrivain a choisi pour village Le Gué de la Chaîne proche de Mamers. On se demande alors ce qu’attend l’office du tourisme de cette ville pour demander à l’écrivain Une phrase pour Mamers. Plaisanterie obligée (Prigent est l’auteur d’Une phrase pour ma mère) que ne manque pas de lui faire son éditeur Paul Otchakovski Laurens (P.O.L), originaire de la région.
Dans le même ordre de coïncidence lexicale, les lecteurs de Ceux qui merdRent remarqueront que la gare la plus proche se trouve à Nogent-le-Rotrou dont la dernière syllabe rappelle que l’homme qui nous reçoit aime les « grandes irrégularités du langage » qui trouent la langue. Et pour clore définitivement ce registre, faisons tout de suite entrer le voisin, M. Paumié (orthographe approximative) qui viendra plus tard chez l’auteur proposer des… pommes. Fin de la rigolade, plantons le décor : le vert de l’herbe dehors, le gris du ciel au-dessus, le marron des poutres apparentes dedans, le rouge brique d’un carrelage qui a vécu, une immense cheminée de pierre et sur les murs du Viallat, du Dezeuze et le dessin de Novarina Christian Prigent écrivant au couteau qui figure sur la couverture du numéro 14/15 de la revue Faire Part consacré à l’auteur de Commencement. Fin du décor, place à la bio.
Christian Prigent est né le 12 septembre (bon anniversaire, on a oublié) 1945 à Saint-Brieuc. Issu d’une famille fort modeste (ses grands-parents sont sabotier, laveuse ou infirmiers) il est élevé dans le culte de l’éducation et du Parti. Son père, en effet, est une figure de la ville. Premier adjoint au maire (auquel il succèdera après son décès le temps d’un intérim), membre du comité central du P.C.F....

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