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Entretiens L’épopée tranquille de Laurent Gaudé

octobre 1999 | Le Matricule des Anges n°28 | par Laurence Cazaux

Le jeune dramaturge s’étonne encore de l’impact de sa propre écriture. Son théâtre de déchaînement des forces dégage une énergie à réveiller les morts et convoque sur scène les mythes fondateurs. Premier entretien d’un jeune dramaturge.

Onysos le furieux

Pluie de cendres

Combats de possédés

Onysos le furieux édité en tapuscrit par Théâtre Ouvert en 1997 s’est imposé comme une fulgurance. Six chants d’un personnage inspiré de Dionysos, dieu grec du vin et de l’art dramatique, proche des gueux de tous les âges, entre l’antiquité et le New York d’aujourd’hui. À l’époque l’auteur, Laurent Gaudé, a tout juste 25 ans. Sa pièce est une vraie belle surprise. Dans la foulée, Théâtre Ouvert publie un nouveau tapuscrit Pluie de Cendres. Le plaisir est moins fort. Deux ans plus tard, Actes Sud-Papiers édite Combats de possédés. De nouveau, la langue est là, puissante. Quel est ce jeune écrivain qui bouscule le théâtre avec une telle énergie d’écrire ? Le rendez-vous est pris. Laurent Gaudé l’a fixé au Select à Montparnasse. Commence l’attente, peuplée d’imaginaire. Tout est objet à supposition. Pourquoi le Select ? Est-ce parce que comme l’annonce la carte du bistrot, Henry Miller ou Ernest Hemingway ont fréquenté ce café ? Quelques doutes aussi, pourquoi vouloir percer le mystère ? Ne vaut-il pas mieux cheminer intimement avec ces textes, en leur laissant leurs zones d’ombre ? Puis Laurent Gaudé arrive. Avec une belle simplicité. C’est son premier interview. Il n’est pas rodé à l’exercice, souvent il s’excuse presque de ne pas donner de réponse toute faite. Il a peur de tomber dans l’explication de texte. Il parle de paliers à franchir. Tout un discours sur l’apprentissage du métier d’écrivain, sans aucune fausse modestie. Juste parce qu’il est en travail, patient et passionné. Le garçon de café le blague dès son arrivée. Visiblement, Laurent Gaudé est un habitué du lieu. C’est là qu’il vient souvent écrire, quand il en a marre de son petit studio. C’est là qu’il a rédigé en dix jours Onysos le furieux. Ah bon, parce que ce texte a été écrit en dix jours ? Il va bien falloir débuter l’interview…

Quels sont vos premiers souvenirs de théâtre ?
Je n’ai eu aucune formation de comédien ni de metteur en scène. Mes seuls souvenirs, -ils sont très forts- sont des souvenirs de spectateurs, d’ennui, de fou-rire, de plaisir… Il y a eu des révélations, quelques spectacles qui m’ont marqué comme Hécube monté par Sobel avec Maria Casarès (épouse de Priam, pendant la guerre de Troie, Hécube perdit son époux et presque tous ses enfants, ndlr). Pour moi c’est la tragédie absolue. Cette femme perd tout et la perte est le geste le plus simple et le plus poignant. Puis il y avait Casarès, sa voix, son visage. Je me souviens aussi de spectacles de Strehler comme de souvenirs lumineux, ou d’Hamlet monté par Chéreau. J’ai raté ses mises en scène de Koltès, j’étais trop jeune…
C’est étonnant d’avoir, si jeune, intégré le mythe aussi profondément que vous le faites avec Onysos le furieux. De part votre parcours universitaire (Laurent Gaudé est en deuxième année de thèse et planche sur le conflit dans le théâtre contemporain) on peut vous imaginer comme un féru des bibliothèques.
J’ai fait des études littéraires classiques mais je...

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