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Histoire littéraire Au régime Magre

juillet 2000 | Le Matricule des Anges n°31 | par Éric Dussert

Maurice Magre, le Lotus perdu

Relancer un auteur tel que Maurice Magre disparu en 1941 est une entreprise justifiée car la plupart de ouvrages de ce « méridional universel » valent encore le détour. Les éditions Kaïlash avait entamé le travail en 1996 avec deux romans exotiques Le Poison de Goa et Le Mystère du tigre (1998). Les éditions Dire lancent à leur tour une bordée de cinq rééditions : Le Roman de Confucius, L’Ashram de Pondichéry, Pourquoi je suis bouddhiste, La Tendre Camarade et Confessions sur les femmes, l’amour, l’opium, l’idéal, etc. qui reflètent le large éventail des inspirations d’un poète, romancier, essayiste et auteur dramatique aux succès notoires -La Chanson des hommes (1898), Les Colombes poignardées (1917), Le Sang de Toulouse (1931). Témoins les avis bienveillants d’Alfred Jarry qui louait en 1903 les « admirables vers » du Dernier Rêve, d’Eugène Monfort qui appréciait les Conseils à un jeune homme pauvre qui vient faire de la littérature à Paris (Le Mouvement, 1906) : « Il y a là de l’attendrissement et de la malice, du bon sens et de la légèreté : on pense au délicieux Sterne. »
Magre est représentatif de son temps dont il a goûté les drogues, éprouvé les désirs, essuyé le malaise spirituel. Né à Toulouse en 1877, monté à Paris à vingt ans, Magre fut un opiomane doublé d’un coureur de jupons familier des bordels. « Le vulgaire m’attire aussi bien que le rare » versifiait ce « voluptueux sceptique ». Louis Brauquier lui prêtait même une « philosophie doucement perverse ». Comme Jean Lorrain, Pierre Louÿs ou Dekobra, Magre sentait fort le soufre mais il eut aussi dans ses nombreux écrits introspectifs, comme Gurdjieff, Guénon ou leur cadet Del Vasto du reste, le souci de la sagesse, de la pureté, des savoirs secrets. En 1935, il tentera encore un pèlerinage à L’Ashram de Pondichéry pour y recueillir les enseignements de Sri Aurobindo. On aurait aimé en recueillir aussi dans la biographie que consacre Jean-Jacques Bedu à Maurice Magre le lotus perdu mais l’intérêt de ce livre ne dépasse pas celui d’un florilège de pages choisies. Paraphrases, approximations, balourdises variées, absence de dates précises et d’informations nouvelles tournent la tentative au comble de la confusion.

Maurice Magre, le lotus perdu
Jean-Jacques Bedu

Éditions Dire
348 pages, 149 FF

Au régime Magre Par Éric Dussert
Le Matricule des Anges n°31 , juillet 2000.
LMDA PDF n°31
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