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Événement & Grand Fonds Le développement du monde

septembre 2000 | Le Matricule des Anges n°32 | par Pierre Hild

Frédéric-Yves Jeannet livre un texte qui, dénouant les fils d’une sombre histoire personnelle, tente d’intégrer l’histoire collective et de créer sa langue propre. Une victoire sur soi et sur la course du monde. Grandiose.

Depuis vingt-cinq ans, Frédéric-Yves Jeannet accumule dans une malle voyageuse un fleuve souterrain de textes divers : carnets, agendas, correspondances, ébauches puis versions différentes de textes plus construits… Le tout a fini par former une sorte de work in progress, charriant ce qu’a été la vie, le devenir, les aventures de l’auteur, perpétuel exilé. Il y a donc, chez cet écrivain une graphomanie assumée, vitale, qui a jusqu’à peu buté rudement sur la possibilité d’accomplir un texte et de le rendre public. Buté, aussi, sur la nécessité d’accomplir ce passage pour se délivrer profondément d’une histoire marquée par la mort et l’exil, son histoire -« La mort est au fondement même de ma vie, toute entière construite sur la mort ou contre elle »- ; délivrance qui ne passerait que par l’acte d’écrire et d’écrire par ses notes -« la seule clef de la quiétude est enfermée, peut-être, dans les liasses (de cette) malle »- : à la recherche du Livre impossible.
Après Cyclone, initialement publié à la Rivière échappée puis réédité en 1997 avec le Castor Astral, texte tourbillonnant, tournant autour de la figure absente du père et de son suicide, voici Charité, « livre des vivants & des femmes vivantes de ma vie, qui succéderait, si Dieu, quel qu’il fût, me prêtait vie, au livre des morts & des pères », posant cette question cruelle « pourquoi, ayant été abandonné par l’un, l’autre n’a rien trouvé à m’offrir en compensation de cette perte qu’une forme impossible de l’amour, une étrangeté, un éloignement et un mensonge. » Textes frères. L’un comme l’autre sont constitués de ces liasses, exhumées, interrogées, soudées pour former un magma exilant à son tour le lecteur -le texte est sans alinéa. Le passage d’une source à une autre, d’un espace-temps à l’autre est volontairement gommé. L’un comme l’autre pratiquent une polyphonie vertigineuse, souvent lyrique, formant une sorte d’auto-analyse qui, par l’écrit, « sillonne le passé, s’y plonge, le fait remonter vers la surface » « exercice d’apprivoisement de la mort dans l’écriture », « une ambition peut-être démesurée de rendre la vie habitable. »
Lié à Cyclone, Charité semble, pour autant, le texte d’une mutation annoncée. Sa structure, plus savante, joue avec des strates de textes et d’inspirations qui marquent une sorte de trouée hors des champs premiers de l’auteur. Incluant dix-huit morceaux d’un texte sur le peintre Motherwell, sous-tendu par quarante-sept moments d’écriture dont la marche épouse celle du Messie d’Händel, dix passages du Stabat Mater de Vivaldi, l’écriture donne l’impression de vouloir, coûte que coûte, endiguer les flots débordants d’une mémoire noire pour mieux « retrouver(…) le segment lumineux de l’enfance ». Digues de textes, repères temporels -la princesse Diana, Flushing Meadow, accrochent texte et auteur à un trajet, un « ici et maintenant » structurant-, inserts de commentaires et digressions plus larges, plus personnels, donnent un liant salvateur aux...

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