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Entretiens Accueillir les voix

septembre 2000 | Le Matricule des Anges n°32 | par Marc Blanchet

Ecrivain discret venu du surréalisme, Jacques Abeille, dont les textes sont hantés par des figures féminines qui nous hantent à leur tour, fait l’apologie de l’aliénation comme chemin vers le génie….

Celles qui viennent avec la nuit

Découvrir les textes de Jacques Abeille vaut bien une enquête dont nous ne pouvons pas rendre entièrement compte. Ce Bordelais a d’abord publié sous pseudonyme (Bartleby par exemple) puis s’est lancé sous son nom dans des œuvres parues chez Flammarion et Zulma tout en citant dans ses livres les ouvrages parus auparavant comme étant ceux d’un autre ! La rencontre avec le surréalisme d’après-guerre a été un déclencheur pour cet auteur dont la curiosité et la variété des goûts assurent des bases solides pour tout échange. Auteur érotique, pornographique, Jacques Abeille est surtout un écrivain dont la sensualité prend toujours de nouvelles formes, comme de nouveaux voyages. La parution de Celles qui viennent avec la nuit tout comme celle de Louvanne et L’Arizona montrent, au-delà de formes différentes de narration, une capacité à inventer des figures féminines qui nous mènent vite du charme à l’envoûtement, de la séduction à la mort. Celles qui viennent avec la nuit révèle, en un heureux regroupement de textes, le style tout à la fois cruel et délicat d’un homme dont le parcours s’est fait dans la discrétion, voir l’effacement. Les femmes monstrueuses de Jacques Abeille, qu’elles deviennent énormes la nuit ou soient une grotte avalant un homme, composent une lente procession qu’on aime rejoindre. Peut-être Jacques Abeille a-t-il vécu comme l’un de ses personnages une scène capitale, chère à Pierre Jean Jouve : « Devenu homme, photographe impassible et fixe, il dévide le long fil d’une attente visionnaire et à chaque pas dans le sillon du cercle élucide une image nouvelle, développant plus avant l’épanouissement d’une scène centrale, féconde et à jamais soustraite. »

Celles qui viennent avec la nuit est-il un livre de nouvelles né d’une longue gestation ?
Une partie de cet ouvrage est inédit. Deux des nouvelles, Gabelle et Lente proie, furent des commandes. En fait, ces textes ont été écrits sur vingt ans. J’avais le désir d’en faire un ensemble et la rencontre avec les éditions bordelaises L’Escampette m’a exaucé car il fallait quelqu’un d’ouvert à la publication de textes brefs, ce qui est rare. C’est un éditeur qui croit avec conviction qu’il est possible et viable de publier ce type d’ouvrages. Certains des textes ont été écrits spontanément, à l’inverse des commandes, comme Un cas de lucidité ou Le Voyageur attardé. D’une manière ou d’une autre, ce qui m’anime quand j’écris c’est d’entrer, ou d’être saisi par une sorte d’état d’aliénation. Ce sont à l’origine soit des circonstances, soit des objets, des images qui éveillent une voix en moi, qui commencent à me raconter quelque chose, ce qui fait que je n’ai plus qu’à noter sous la dictée. C’est le cas du Voyageur attardé : comme si un autre en moi me racontait les souvenirs que je gardais d’une nuit passée à Mont-de-Marsan. L’Enfance d’un photographe m’est venu d’une photographie choisie par Newton, qui n’est pas de lui mais qu’il avait montrée dans une très belle revue,...

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