La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Domaine français Avis de roman

septembre 2000 | Le Matricule des Anges n°32 | par Gilles Magniont

Météorologie du rêve

Le deuxième roman de Tiphaine Samoyault est fait d’aller-retour. De l’amour qui lie Garance et Merlin le reporter, de vingt ans son aîné, on remonte régulièrement à Mai 68 : Garance (comme l’auteur, prend soin de préciser la quatrième de couverture) est née au lendemain des événements auxquels Merlin participa. L’œuvre n’est pas qu’érudite. Certes, il y a la manie des références, Mallarmé d’emblée, Baudelaire en sous-titres, une guirlande de scènes de première rencontre en forme de groupement de textes, mais il y a aussi des évocations réussies, comme celles des ferveurs manifestantes : « ce que nous offriront la défonce et l’alcool n’aura jamais aucune mesure avec ce qu’on lit dans ce feu, dans ces coups de matraque qu’on cherche à éviter mais on reçoit des coups quand même, (…) on trahit un corps pour aimer tous les autres. »
Plus embarrassante est cette fiction qui s’amorce pour disparaître aussitôt derrière des écrans de fumée. Garance « pouvait bien avoir des aventures en plus de l’aventure, le problème, c’est que l’auteur n’arrive pas à lui en inventer une » : on peut le regretter, car manque la forme ou l’affabulation qui aurait permis de donner cohérence et assise à la Météorologie du rêve. Le jeu de société Mai 68 -« coincés entre le jeu de l’oie et le Monopoly, vous devenez capitalistes en même temps que vous faites la révolution »-, trouvaille amusante, est vite laissé de côté ; l’idée des chapitres conçus comme les diverses combinaisons de deux dés -composant alors « une histoire variable comme le temps changeant »- ne donne rien de convaincant. Le lecteur se résigne finalement à ce que son plaisir, comme le roman, reste une savante virtualité.

Météorologie du rêve
Tiphaine Samoyault

Seuil
152 pages, 78 FF

Avis de roman Par Gilles Magniont
Le Matricule des Anges n°32 , septembre 2000.
LMDA PDF n°32
4.00 €