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Entretiens Vivre la ville

janvier 2001 | Le Matricule des Anges n°33 | par Dominique Aussenac

Dans le sillage de Léon-Paul Fargue, piéton de Paris, Aragon, Henri Calet ou encore Walter Benjamin, piéton de Berlin, Marie Rouanet renoue avec le chant ou le réenchantement de la ville. Avec bonheur.

Dans la douce chair des villes

Les petits bonheurs du quotidien, de l’intime, de l’enfance, elle les a souvent exprimés. Nous les filles (Payot, 1990) en fut un des témoignages éclatants. Toutefois si ses vingt-cinq ouvrages restituent beaucoup de lumière, (lumière du soleil après la pluie), des ombres graves, hiératiques s’y appesantissent aussi. Celle des prisons pour enfants (Les Enfants du bagne, Payot, 1992), celle de la mort (Sonatine pour un petit cadavre, Climats, 1991, La Marche lente des glaciers, Payot, 1994). Née à Béziers, où elle fut professeur de Lettres, elle vit aujourd’hui retirée aux confins de l’Aveyron, du Tarn et de l’Hérault. N’ayant plus « cette distraction qu’est la ville », elle nous invite à pénétrer dans leur « douce chair », il y sera question de Béziers, de villes du sud certes, mais aussi de Nantes, Paris, Venise. Peu importe finalement pour Marie Rouanet qui écrivait il y a une vingtaine d’années : « Il suffit d’appréhender le monde où l’on vit avec la totalité de ses sens et de son intelligence, pour y trouver tout le reste de l’Univers. Tout ce qui est ailleurs est forcément ici, et ce qui n’est pas ici n’existe nulle part… »

Il y a quelque chose d’un peu paradoxal à vouloir réenchanter la ville aujourd’hui, alors qu’on se complaît à l’affubler d’une image négative depuis des décennies !
Le discours sur la ville ne correspond pas, en fait à l’usage que nous en faisons. Les gens aiment plus la ville qu’ils ne veulent l’avouer. Il est de très bon ton de dire qu’on est mal en ville. Alors qu’on n’ose pas trop dire qu’on n’aime pas la campagne, les insectes, la boue, etc. C’est un discours assez ancien qui est négatif sur la ville. La mentalité française dit volontiers qu’on a quitté la terre parce qu’on y était obligé. On a aussi quitté la terre parce qu’on en avait assez d’un certain style de vie, de l’étroitesse, de l’absence de modernité, des mentalités figées.
Le regard que vous portez sur la ville est plus un regard de poétesse que d’ethnologue ?
Je ne sais pas. L’écrivain, en prise sur le monde, à travers sa façon d’aborder le monde est toujours un peu anthropologue, sociologue. Qui va-t-on chercher pour parler du petit commerce qui meurt au XIXe siècle ? Zola. Et pour comprendre les mentalités campagnardes, c’est Maupassant. Le Rouge et le Noir est un grand roman de terroir, mais personne ne le reconnaît comme tel. Poétesse, je n’en sais rien, parce que j’ai l’impression que je suis très près du réel, que je ne m’en décolle jamais. Je suis dans un regard qui essaye de coller au plus juste avec le dire, avec le style, à des choses qui sont autour de moi et dont je prends possession par le regard, par les sens, par l’intelligence, le savoir, par tout ce qui est à ma disposition pour prendre possession du monde.
Vous valorisez tout ce qui lie dans la ville, les relations humaines, ainsi que les accidents qui permettent de sortir de la routine, qui permettent la rencontre.
Moi, ce que j’aime...

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